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La Distro de la Zone
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17 novembre 2002

Distro News

* Article paru dans le bulletin de la zone (nov. 2002) *

Tous ceux et celles qui ont répondu présent à l'appel en cette rentrée zonarde vous le diront : "on n'a pas le temps de s'ennuyer aux concerts de Brain of Morbius". 

               Ce quatuor anglais complètement allumé et affublé d'un chanteur/performer au visage élastique nous a laissé un tas de galettes qui devraient calmer l'appétit de vos mange-disques les plus voraces. 

               Alors amenez vos paniers en osier et ouvrez grand vos oreilles ! Entendez-vous ces rythmes déjantés et déconstruits à la Zappa ? Ces hymnes punk directs et efficaces que ne renieraient pas Crass ou Killing Joke (la noirceur en moins) ? Et bien c'est du Brain of Morbius cuvée 93 (Brain of Morbius"Happy Dirty" - Bastard Haircut Records). Si vous préférez le cru 2000, on vous propose six titres plus mûrs (quoique le terme ne leur convienne pas vraiment...) au son plus travaillé (Brain of Morbius "Pissing On The Disco Lights" - Bastard Haircut Records). 

               Mais que vous choisissiez l'un ou l'autre, vous repartirez avec une compil gracieusement offerte par le groupe, hommage à un légendaire club londonien, le Bull and Gate. Un endroit hautement fréquentable à en juger par cet alléchant échantillon composé de 14 titres par autant de groupes scandaleusement inconnus. Nombre d'entre eux mériteraient largement leur place dans la programmation de la salle et on décernera une mention spéciale àI Luducrous et leur hilarant "We're The Support Band ". Les aveux d'un groupe de seconde zone comme on en a tous et toutes vus un jour ou l'autre, loosers complets et fiers de l'être (Various "The Mercy Killing Of Tarantula Pie" - Broken Note Discs). 

               Sans transition, on passe au fanzine Feardrop dont la nouvelle sortie, a présent annuelle, continue de creuser les sillons déjà tracés par l'équipe normande. Clicks 'N' Cuts, electronica, abstraction minimaliste ou encore musique concrète n'auront bientôt plus de secret pour vous si vous continuez de leur témoigner votre assiduité comme ça a été le cas jusqu'à présent. Bien sûr ce zine est toujours accompagné de son fidèle cd 11 titres sur lequel on retrouve notamment Salt (alias Stephan Alt, label manager de Ant-zen), COH (alias Ivan Pavlov, camarade de jeu de Coil) ou encore Scorn, porte-drapeau d'un dub industriel, ici enregistré live aux Observatoires Feardrop 2001. (Feardrop n°9)

               Phil

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17 novembre 2006

Chronique : Le Grand DVD, Ned, Mary Poppers, Aghostino

* Article paru dans le bulletin de la zone (nov. 2006) *

Nous revoici pour une nouvelle chronique distr'oï après une brève absence dans le bulletin précédent. 

         Commençons donc par un dvd et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit du grand dvd sorti par l'équipe du M.A.O. ! Petit rappel pour ceux qui lisent le bulletin en diagonale ou pour les distraits, il existe depuis un peu plus d'un an à la Zone un atelier médias assistés par ordinateur animé et/ou " squatté ' par une poignée de motivé(e)s désireu(ses)x d'apprendre ensemble et d'échanger leurs savoirs respectifs dans ce domaine. Afin de partager leurs travaux et expérimentations diverses, ils ont donc compilé sur ce dvd quelques extraits de concerts et autres clips filmés dans des endroits aussi exotiques que la Zone, le Carlo Levi, le Color café ou encore la Brasserie Caracole (si,si). L'occasion donc de retrouver l'inénarrable Colonel Bastard et son micro baladeur, Kania Tiefer, Two-Star hotel dans un remix spécial M.A.O., le Prince Harry fait comme un rat, l'excellent duo féminin Sleepy Lily, The Elektrocution ou encore Anarchaos dans une de ces bombes idéologiques anti-capitalistes dont lui seul détient la formule. Tout cela et plus encore présenté par les animateurs/participants de l'atelier avec tout le sérieux et la rigueur que cela implique (j'en vois qui doutent...). Bref une sympathique initiative d.i.y. à soutenir (" LE GRAND DVD 1 '/www.lazone.be/mao). 

         Tout autre chose maintenant avec la nouvelle garde de la scène noise française, une scène toujours bien vivante comme à Lyon avec le label S.K. records qui nous avait déjà amené des groupes comme Kabuki Buddah, Junior Merril ou encore Bananas at the audience. Ici on va s'attarder sur 2 groupes du label. Tout d'abord Ned, venus nous rendre visite début septembre qui nous ont laissé du cd et du vinyl (avec beau poster + single " radio edit ' en bonus). Le trio dégage une énergie assez explosive dans des morceaux tout en cassures et en accidents voire même en accélérations rythmiques. Le tout dans un esprit bien plus festif que cela n'en a l'air de prime abord. Quelques morceaux sont plus carrés et on a droit (décidément c'est dans l'air du temps) aussi à un track disco/new wave qui évoque leurs potes de Laurence Wasser. (NED " Rien,merci '/S.K./JRwww.skrecords.org). 

         Ensuite les Mary Poppers, plus posés que leurs collègues ? C'est ce qu'on pourrait penser par moment en entendant ici une clarinette et là une voix qui déclame presque, mais attention la frénésie guette via des rythmiques trépidantes ou des délires vocaux étranglés. Disons qu'ils savent faire la part des choses entre moments chaotiques et passages plus " souples ' mais tout ça n'est peut-être qu'une ruse pour mieux vous entraîner dans leur univers de barges. Venez mater la pochette à la distro, ça vous en donnera un petit avant-goût (MARY POPPERS " s/t '/S.K./www.marypoppers.fr). 

         En parlant de pochettes, le label S.K. ne manque pas d'humour en utilisant les tronches peintes de Jean-Michel Jarre, L'abbé Pierre, j'en passe et des meilleures pour emballer leurs productions vinyl. Avis aux amateurs donc ! 

         Tout petit retour en arrière, je vous parlais du concert de Ned début septembre en ouverture duquel on a pu apprécier Aghostino qui nous a laissé une carte de visite sous forme d'un cd deux titres bien tapé dans un registre plutôt noise/emo. Chant à 2 voix (plaintives ou hurlées), rythmiques appuyées et lignes mélodiques qui tirent en général les compos. Des compos qui lorgnent aussi vers le post-rock, math-rock ou autre étiquette de votre choix évoquant ruptures de rythme et structures évolutives (AGHOSTINO " s/t '/ aghostino.free.fr). Voilà pour ce mois-ci, comme d'habitude rendez-vous au rez de chaussée pour écouter et zieuter tout ça lors de prochains concerts.

1 avril 2003

Distro News

* Article paru dans le bulletin de la Zone (avril 2003) *

Hello vous tous et toutes, 

               Qui peut me rappeler ce qu'est la distro et à quoi elle sert ? 

               Bon ok je vous aide. Lorsqu'un groupe ou un artiste réalise un cd (par ex.), il ajoute une marge bénéficiaire au coût de revient de celui-ci pour mettre quelques piécettes dans sa bourse en toute légitimité. 

               Lorsque c'est un label qui en assure la production et/ou distribution, il peut également rajouter une marge bénéficiaire supplémentaire pour lui aussi mettre des sousous dans sa popoche. Lorsque ce cd se retrouve dans des petites ou grandes chaînes de distribution – que ce soit chez votre disquaire favori ou chez Virgin Mégachiottes – ces petits et gros distributeurs se sucrent à nouveau joyeusement au passage car " Mon bon monsieur de quoi vivrait-on sinon ? Je vous le demande. " Vous l'aurez compris : $ + $ + $ = too much money ! 

               Tout le monde veut sa part du gâteau, mais certains sont plus gourmands que d'autres et au finish c'est le consommateur qui trinque. Heureusement chaque jour dans l'ombre des distr'oïeurs et distr'öieuses tentent d'enrayer ce triste phénomène en concluant des contrats de dépôt en direct avec les groupes si possible pour des cd's à prix raisonnables. (Est-il besoin de repréciser que les fameux " 15% " ajoutés par la Distr'oï au prix de dépôt ne représentent pas une marge bénéficiaire, mais bien la couverture d'une partie des frais liés à ses activités ?) 

               Et toi aussi tu peux nous aider dans cette lutte sans merci en achetant notre matos of course (la distro est ouverte avant/après les concerts et entre les différents groupes à l'affiche), mais aussi en comprenant et en respectant notre boulot. Parce qu'on espère naïvement gagner la confiance des gens en leur en témoignant, c.à.d. sans jouer les vigiles au-dessus de nos bacs, sans puces qui font dreling-dreling quand on passe par des champs magnétiques, etc ... 

               Nous pensons que le public est conscient de cette démarche et par conséquent que cela nous permet d'éviter la fauche (en partie, en tout cas). Ce n'est malheureusement pas toujours le cas et on doit constater de temps à autre la perte de l'une ou l'autre pièce. Cela nous fragilise peu à peu et nous amène à nous interroger sur l'efficacité du système mis en place à la Distro. 

               Faut-il en changer ou pas ? J'ai envie de répondre non, mais cela ne dépend pas que de nous. Alors aux kleptoman et aux kleptowoman de tout poil, je déconseillerais d'être un peu plus sportifs et de se frotter à une surveillance digne de ce nom (avec des bip bip et des real security guys). Vous savez où se trouvent ces terrains de jeux, nul besoin de leur faire de la pub supplémentaire en les citant. Bien sûr, tout n'est pas affaire de vol. Parfois un simple oubli, la distraction, d'un côté comme de l'autre cela peut arriver. Sachez que ce genre d'oubli est toujours réparable après coup et sans aucune autre forme de procès ... 

               En vous saluant bien bas, on se retrouve dans une prochaine chronique distro un peu plus distrayante, c'est promis.

17 décembre 2001

Distro News

* Article paru dans le bulletin de la zone (déc. 2001) *

Comment ne pas ouvrir cette page d'infos en ne vous parlant pas de cette fameuse compile célébrant le Xème annif de notre caverne ? 

                  Allez, un dernier petit coup de pub pour le double cd du jubilé (jubilé, jubilé, jubilé ... La Zone savent pourquoi!), né le même jour que dame Elisabeth, fille de pliplipp' matel, pas disponible dans notre boutique quant à elle, ni en laser, video, t-shirt ou autre recueil, ni en puzzle ravensburger d'ailleurs ! 

                  Mais donc, La compile du début de siècle est belle, et est bien là. Les siamoises se portent bien, elles pèsent pas trop lourd (300 fb), mais on leur cherche plein de parrains et marraines quand même. Elles disposent d'un beau livret de naissance de 18 pages, incluant un arbuste un peu pas gêné à logique non marchande, ainsi que de son premier goûter à écouter (invention maison, pas royale celle-là), sous la forme de 2 belles galettes : une bleue à découper en 17 portions (vas-y toujours pour tomber juste) et une rouge à partager en 20 parts. Du live, du studio, des inédits, etc, ça on savait déjà. 

                  Mais un simple pointage du nombre des artistes ou groupes toujours en activité sous le même nom, c'est important, nous amène au-delà de 25 (c'est à dire environ 2/3), preuve que, d'une part, on peut s'inscrire dans la longévité en gardant toute sa pertinence et que, d'autre part, la sélection, pourtant bien délicate à effectuer ("being sort of Robbie Waseige", ou "dans la peau d'une espèce de Robert Waseige", c'est pas simple .. Hein !) 

                  À retenu autre chose que les quelques toutes grosses cylindrées croisées par le passé, qui ne sont d'ailleurs plus que du vent, dominant les hit-panades aujourd'hui. Quelle santé, ce réseau de l'internationale underground ! All distros get in touch, c'est pas du réchauffé! 

                  Bon, cela dit, corroborons frères et soeurs, corroborons. On dirait que des petites mains se relayent, nuit et jour, pour acheminer les nouvelles matières jusqu'au salon des musiques domestiques ; jugez-en donc : les assoiffés mènent une expédition festive de Paris à Liège et, bingo, laissent leurs 3 plaques (2 albums cd, un studio un live, et un mini maxi cd), ainsi que du reggae Lyonnais (le 1er album de Babylon Circus), du punk-rock parisien (le3ème opus des Sales Majestés), et aussi du rock festoyant de je ne sais où (mini cd des Pélicans Frisés - comment ose-t-on se nommer de la sorte ?). 

                  Puis Reviennent les bouillants basques de Skunk avec leur nouveau cd chopé live plus 2 ou 3 bricoles studio (leur 4ème déjà). Les champions du reggaemartxaska ont mis les bouchées doubles sur leur distro, devenue label depuis bientôt 2 ans, et résultat, les sorties de disques se succèdent à la vitesse du béret basque : (production de rootsystem (reggae ska dub, vu à liège en juin dernier), yassa (reggae ivoirien, faisant forcément penser à alpha blondy) et, tiens, c'est à la mode, une double compile internationale de 36 groupes, originaires d'une quinzaine de pays différents ("Skunk Diskak vol.2/International Reggaemartxaska Compilation") 

                  Ce Label/distro associatif est également coproducteur de la compile "Résistance", parue en soutien aux 2 membres des ftp (francs tireurs partisans) condamnés et emprisonnés pour avoir fait de la prévention anti-fasciste à Marseille, en plastiquant à plusieurs reprises des locaux du fn local. Main dans la main avec Maloka, Reflex/No Pasaran, On a Faim !, Le Kiosk, Crash Disques, etc. Pour la réalisation, la section skunk se retrouve un peu forcément en musique itou, aux côtés de 16 autres combos ska, hc, punk ou rock. 

                  On a également reçu quelques ep (les bons vieux "45t") de place4 à l'attaque (punk terroriste = Ludwig Von 88 politisé), Protex Blue (les Clash de St-Étienne) et d'autres encore, comme Inadaptats de Catalogne. 

                  Ensuite est arrivé la plaque de laser de ncid, combo hc old-school de Bastogne, ce qui me fait dire que ce premier mini-effort du groupe de manu, notre stagiaire, s'offre un manda-son qui tue l'offensive von runstedt ! fucking nuts ! 

                  En parlant de son, hitch en a trouvé un bien a lui et prend bien le temps de nous le faire goûter tout au long des 8 titres qui jalonnent le 2ème album du trio courtraisien (cd "Monolith", chez Delboy recs !). La version vinyle arrivera un peu plus tard, peut-être bien accompagnée du nouvel album de Trumans Water (dans ce cas, en vinyle uniquement) et du picture-disc ep de Lunar (zagreb post-emo-space kings, dont le géant 1er album est toujours dispo chez nous en cd/lp), reprenant pour l'occasion le "fly me to the moon" de Sinatra façon maison. 

                  Via ce même canal gantois, on est en mesure de vous proposer presque tous les numéros du zine musical abus dangereux parus en 2000 et 2001. Bientôt 15 ans de combat rock pour un mag pointu, dédié au rock dans un sens non-restrictif. Pour 120 fb, chaque référence propose un mcd compile de 5 groupes au sommaire de la même livraison. Un projet sérieux, dont la réputation a largement dépassé les limites de l'hexagone. C'est écrit en français et assez accessible même pour les moins chébrans ! Le même soir de fête, on a accroché 3 zines publiés, en anglais, depuis la belgique (High heel Slut, de Kortrijk, Suck City), l'italie (Garbage Dump, où on trouve tout sur les légendaires Antiseen) et les states (i am right, 1er volet, style maximum r'n'r). 

                  Et puisqu'on y est, on reste, sur le front du rock'n'roll, avec rien qu'une salve de noms parce qu'il y en a trop, tous formats (vinyle, laser, t-shirt) confondus : Lombego Surfers, Tight Bro's From Way Back When, Hot Rod Honeys, Dare Dare Devil, Exxon Valdez ou autres Beach Bitchesqui nous fourguent quasi que des nouveautéz, yeah, yeah ! 

                  N'oublions pas le zine rock'n'bd "My Way", orchestré par Mister Chester, qui voit un prolongement dans un deuxième tome collectif, qui connaîtra lui-même un successeur début 2002 (planches, à vos dessinateurs sur les thèmes "rude rock reggae" ou "the ramones"). 

                  Avant de se quitter, petit coup d'oeil sur la presse politique et sociale, avec le retour d'alternative libertaire (enfin !), L'arrivée de el batia moûrt soû (hybride hennuyer de charly hebdo et al) et la naissance (tiens, encore une, c'est aussi à la mode) d'un bouquin écrit par le très remuant collectif sans ticket et publié aux editions du cerisier. Il est intitulé "le livre accès". Le cst présente tant sa démarche et l'analyse qu'il en fait aujourd'hui, que les enjeux actuels de la mobilité, une analyse critique des pratiques tarifaires en cours, une argumentation pour le libre accès aux transports publics et des pistes concrètes pouvant en assurer le financement. 

                  À plus 

                  Xian

9 avril 2005

News : Kaophonic Tribu, Zentor, The Experimental Tropic Blues Band, Les Carnets Noirs

"Article paru dans le bulletin de la zone (avr. 2005) * 

       Bienvenue dans le monde des bacs oranges qui virent au rouge quand ils sont remplis de Bodisks et Bolivres ! 

         Petite revue de quelques pièces de choix. Prenez une troupe de 8 personnes équipée d'une impressionnante armada de percus en tout genre (traditionnelles ou non) plus un didjeridoo, quelques cordes de basse ou vocales et des flûtes. Donnez leur une scène, un public réceptif et laissez les s'exprimer en toute liberté et créativité... et vous obtiendrez un live de Kaophonic tribu comme celui que j'écoute à l'instant. A la fois musique d'hier et de demain, les rythmiques tribales ancestrales se confondent avec les pulsations actuelles qui marquent le mouvement techno/electro (au sens large) pour plonger l'auditeur dans une transe quasi chamanique. Le didjeridoo passé au travers d'effets à des curieuses allures de scratch ou de pachyderme en furie, la basse est mélodique et les chants incantatoires. L'appel est lancé, laissez-vous guider et vous ne le regretterez pas (KAOPHONIC TRIBU " live "/Babylone bypass –www.kaophonictribu.com). 

         Mais il existe d'autres chemins et d'autres routes qui semblent aller vers le même but. Celle que Zentor (alias Bart from Antwerpen, pote de notre Frédé) a choisie est plutôt sombre et accidentée. Elle nous laisse entrevoir des paysages sonores plutôt bruitistes et organiques. En effet, on peut sentir la vie qui grouille de partout dans ces sonorités salies par les distorsions et les filtres. Des compositions expérimentales, anti-statiques (toujours en mouvement) qui tentent de nous amener à retrouver une partie du chaos originel. Maintenant à vous de choisir votre voie...(ZENTOR " Old Mother Chaos "/OMC Productions). 

         "Non mais c'est quoi ce mysticisme à 2 balles ?!!$#!? " me lanceront certains sceptiques. Seul moyen de les calmer : une bonne dose d'Experimental Tropic Blues Band. Leur incontournable boogie destroy est ici servi bouillant sur une galette 6 titres enregistrés par un certain Roo (on risque d'en reparler) qui a su gardé le côté bien crade de leur zique tout en lui donnant de l'ampleur et une parfaite clarté. Le trio y donne le meilleur de lui-même et le résultat n'a rien à envier à leurs prestations live, un 6 titres qui est une excellente carte de visite et qui devrait leur ouvrir pas mal de portes (en tout cas on leur souhaite). On aurait aussi aimé vous parler du second groupe des 2 guitaristes-chanteurs d'E.T.B.B, j'ai nommé Seasick, mais il semblerait qu'une malédiction étrange empêche le dépôt de leurs disques en nos bacs...Bon les gars vous discutez un deal avec Sony ou vous ramenez votre camelote ? (Experimental Tropic Blues Band " Dynamite boogie " -www.nabate.org/liege.html). 

         En attendant, un peu de lecture avec un superbe ouvrage dédié aux " musiques, attitudes, cultures gothiques, électroniques et industrielles " (je cite). Rien moins que 25 ans d'histoire musicale sont passés au crible par de vrais amateurs avertis et passionnés. Rigoureusement documentés et illustrés par une superbe galerie de photos, ces Carnets Noirs font revivre la légende de tous ceux qui ont compté ou qui compteront un jour dans l'histoire des mouvements post-punk, cold, batcave, goth, ebm, indus, dark folk,... Le style est soigné mais vivant, passionné sans verser dans l'emphase tout en distillant des passages de pure poésie (voir le chapitre Heavenly voices). L'utilisation du ton narratif évite le côté encyclopédique rasoir que l'on pourrait reprocher à d'autres bouquins traitant de musique. On trouve ça et là quelques traits d'humour noir (ben forcément !) et autres petites remarques acides qui évitent heureusement de tomber dans l'admiration béate de ces sombres icônes. De plus les auteurs ont eu l'intelligence de dresser des passerelles entre les différents styles abordés plutôt que de se contenter de les ranger en catégories hermétiques. Donc si vous voulez tout connaître sur l'histoire de ces musiques dites " froides " il vous faut ce livre. Si vous pensez tout connaître à ce sujet, il vous faut également ce livre... vous verrez qu'il vous permettra de combler vos lacunes. Et comme y'en a qu'une c'est forcément lacune... (" Carnets Noirs " ouvrage collectif/K-inite éditions – carnetsnoirs.free.fr). 

         Fatigué moi, vais aller me coucher. 

         'Soir à toutes et à tous. 

         Phil Distro

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17 décembre 2002

Distro News/Kronik

* Article paru dans le bulletin de la zone (déc. 2002) *

Welcome back au pays merveilleux des arbres à vinyle et des champs de compact disc bio! 

               Rassurez-vous, vous êtes ici en zone libre et on ne vous demandera pas à l'instar des Parisiens de Grrzzz de faire preuve "d' un peu de souplesse dans les barbelés". 

               Le 23 novembre, le duo électro/métal aura livré le second assaut aux fondations de votre cave préférée. Pour l'heure (23:20), leur album vinyle 6 titres laisse entendre la progression d'un groupe qui vient clairement du rock (punk?) et a su évoluer en harmonie avec les technologies sans pour autant oublier ses racines. 

               En clair, les chansons sont souvent construites sur des riffs de guitare efficaces, appuyés par des rythmiques en béton et colorés de claviers qui tempèrent l'atmosphère ou introduisent un climat plus hypnotique (Grrzzz "Un peu de souplesse dans les barbelés" - Groumpf disques / Bokal Infokiosk ). 

               On passe directement à la grande claque qu'on s'est prise début octobre avec les Phantom Limbs et leur chanteur psychopathe. Un concert qui restera dans les annales, mais quid de l'album? Mélange assez indéfinissable de furie tribale, de garage punk sixties malsain, de Stranglers sous acide (les claviers à la fois crades et sophistiqués) et d'un tas d'autres trucs, il combine atmosphère glauque et énergie furieuse pour vous emmener dans un voyage en train fantôme lancé à 100 km/h par un machiniste devenu fou (The Phantom Limbs "Applied ignorance" - Alternative Tentacles ). 

               Et si vous préférez les mini-trips aux longs trajets, on a aussi 2 singles vinyles en stock. Le premier, coloré, comprend 2 moments forts de l'album agrémentés d'un inédit (The Phantom Limbs "Hot Knives and Hornets" -Atakra). Le second, noir de noir, est un split 45 entre les Phantom Limbs et les Fleshies. Chacun des groupes jouant une de leurs compos originales plus une reprise de leurs compagnons de sillons. Les Fleshies sont une belle bande de voyous qui devaient probablement passer leurs journées dans le train fantôme (dont je vous causais il y a quelques lignes) avant d'être " débauchés " par nos amis fantomatiques. Moins glauque mais encore plus écorché et encore plus furieux, je connais des zombies qui vont encore se crêper la floche au son de ce garage-rock déglingué (Fleshies & The Phantom Limbs " s/t " -S.P.A.M/Mungaso). 

               Et tant qu'on est dans le bon goût, restons-y avec la vidéo des sympathiques parisiens regroupés sous le doux nom de Fist Fuck Produxion. Au menu : délires à gogo, à scato, et tout le topo. Les amateurs de sharkuteries (et autres mignardises) apprécieront ces courts-métrages loufoques où l'on retrouve pêle-mêle des parodies de policiers, des animations rigolotes et un hommage au vinyle (Fist Fuck Produxion - !ANGRR!). 

               Êtes-vous sensible à ce genre d'hommage et amateur de post-rock de surcroît? Alors venez voir ce qu'on vous a précieusement mis de côté : un split single blanc aussi beau pour les oreilles que pour les yeux où Tristeza fait bon ménage avec les Suédois de Lemko Hall. Un morceau totalement zen et épuré des Américains côtoie une compo plus " habituelle " (pour ce style) des Nordiques au démarrage progressif laissant place en milieu de parcours à des envolées majestueuses et libératrices (Tristeza/Lemko Hall "s/t " - Delboy / Speakerphone recs). 

               Free your mind et restez curieux. Salut ! 

               Phil

17 septembre 2002

Distro News

* Article paru dans le bulletin de la zone (sept. 2002) *

WELLOÏ et nous revoiloï, prêts à vous en remettre plein la vue et l'ouïe dérangées par tous ces festivals d'été. Emmenés par la liesse quasi générale, nous sommes quasi prêts à faire de cette nouvelle saison, ... une nouvelle saison ! 

               Les murs risquent de trembler, et la salle distroï ne sera pas en reste ; nous cogitons divers nouveaux aménagements et agréments pour les quelques mois à venir (pour qu'on s'y retrouve déjà, par ex.: on a chamboulé le classement et ça sans l'aide d'un top manager). 

               À coup sûr, le goût du kramik-de-la-mort, le réconfort d'une tasse de thé/café et notre soutien psycho-musico-livro-moral manquent cruellement, les bonnes choses seront toujours là, en attendant de nouvelles aventures. 

               Des surprises donc (dont certaines doivent encore nous surprendre nous-même), et des attendus, comme un arrivage massif de petits livres à petits prix en forme d'"Esprit frappeur" et de "Librio" (nouvelles collections et nouveaux titres à plein : cuisine, musique, politique, méditatif, bd, ...), des surprises d'Yvette (?) et comme d'hab. des zines (perso j'attends My Way), des musiques en plein de formats, bon, venez et écoutez voir ! On sera là, ça a été dit, pour vous festoyer. 

               La Distroï (dynamisée !). 

               Frédé

17 février 2003

News Distro

* Article paru dans le bulletin de la zone (fév. 2003) *

Allèèy, un p'tit tour d'Europe qu'on démarre à Lîdje, juste pour mater ce qui nous est parvenu à la distribution du Rez Créatif, hein donc ! On zattaque avou les productions locales, puisque les créateurs du cru ont mis les bouchées doubles fin 2002 pour nous rappeler que les scènes musicales et bédéesques - qui se télescopent par ailleurs régulièrement- sont bien vivaces, merci pour elles ! Jampur Fraize nous gratifie d'un nouveau comix aux allures de sitcom dans lequel évolue une solide raya d'acariens. Paru aux éditions albigeoises Les Requins Marteaux, le recueil est paparazziment intitulé "Les Dessous de Terminal Beach". 

               Affaire suivante : la jeune et talentueuse équipe de Mycose - qui s'est affichée devant le tout Angoulème de la BD- s'est fendue d'un classieux 14ème volet pour son zine collectif du même nom. L'imagination est, une fois de plus, au pouvoir, tout comme pour les parutions précédentes (et là, soyez attentifs -et tondus- , car on peut enfin (ouf !!!) trouver à "La Marque Zone" la plupart des traces d'un passé déjà glorieux de ces individu-es, qu'on se la joue en bande ou solo). Du neuf est d'ores et déjà à prévoir pour le printemps : expo collective + événement liant étroitement BD et rock'n'roll. Mais on ne peut que vous annoncer la sortie du numéro 15 du magazine (incluant Jampur Fraize -tiens, tiens) prévue pour avril. À faire et donc à suivre ! 

               Restons en ville avec un mot à propos de "seconde main de premier ordre" déposée par un Thierry, un Loulou et un Phil. Grâce à ces braves jeunes gens, on remonte le temps (Black Sabbath et Ozzy en vinyle et CD), nos bretelles (punk et rock à gogo en CD, vinyle et t-shirt) ou notre moral (des disques à l'étiquette dark, indus ou new wave). Tiens, il y a justement New Aif, le projet solo de Fred (ex-Ora Pro Nobis et Noise In The Stairs), qui bidouille rudement bien aux machines sur "Suspicious mail", un beau laser d'elektro minimaliste, ficelé total DIY at home. Après un album paru il y a quelques années, c'est le grand retour de Koba, mais sous une autre formation, musicalement très différente. On a droit à trois titres (et une surprise) plus électriques (et rock ?), où Jean Kowalski est passé du darbouka à la batterie. Peu importe l'étiquette apposée sur le flacon, pourvu que ce soit toujours aussi aventureux. 

               L'ivresse qui découle des ambiances psyche montées en épingle par Wrong Object sur le CD "All hands on dreck" devrait nous inviter à danser le jazz-rock à cloche pied. En quittant la Cité bardente vers l'Est, on fait une première halte à Aachen-la-Chapelle, pour y retrouver les punk-rockers de Gee Strings (leurs trois albums sont disponibles en vinyle et/ou CD), qui ont aussi laissé derrière eux d'autres petites gâteries à découvrir (LP "Viva la vinyl vol. 4" sur Dead Beat Recs et "International Kruzefix", zine anarcho-oï en teuton incluant une compile EP 6 titres). 

               Un peu plus à l'Est encore, on se pose à Tabor, République Tchèque, où Waawe (rencontré au Carlo Levi lors d'un concert PMA en novembre dernier) et compagnie ont pris leurs quartiers aux côtés de Sabot. Une boîte entière de lasers nous a été transmise par Heart on Fire Distro (aka Julien PMA). Du coup, une bonne dizaine de références supplémentaires assez intéressantes (Waawe,Sabot, C, Deverova Chyba, Gnu,...). 

               En remontant vers le Nord, c'est à Helsinki qu'on peut retrouver la trace de nos Finlandais favoris Manifesto Jukebox, dont le 2ème LP est arrivé via les bons soins de Tonton Alain. Une galette qui passe autant en finesse qu'en puissance. En rappliquant dans le "coin", c'est à dire à Paris, on notera que Costes a laissé des t-shirts (en plus des videos, CD, livres et EP déjà en stock) et Grrzzz la très classieuse version CD du vinyle "Un peu de souplesse dans les barbelés", parue sur le mythique label havrais renaissant Sordide Sentimental, rescapé des 80's. Juste à la frontière, Lille a vu la naissance des prometteurs For Your Mommy, auteurs d'un 1er mini-CD auto-produit. On passe ensuite par l'ancien poste douanier pour prendre acte des deux dernières sorties du label gantois Delboy Recs. 

               Tout juste sortis des usines de pressage , il y a un split EP partagé par Hitch et Haymarket Riot (on a vu les Belges et les Ricains en concert chez nous dans un passé très récent) et le pressage européen du 1er album de ces mêmes HR, avec, en prime, deux titres inédits. Terminons ce mini-trip par deux escales plus ensoleillées. Basé à Nîmes, Zaragraf publie son 2ème opus intitulé "Absoloutli romanticno". O Jarbanzo Negro, partagé entre La Corogne et Barcelone, déballe également un 2ème effort ("Buscavidas"), avant, tout comme Zaragraf d'ailleurs, de débarquer de par nos contrées pour une série de concerts plus ou moins prévus pour le début de l'été qui vient. Enfin, sachez que le 1er disque laser de ces deux calibres du "festif" sont à nouveau disponibles à la distro. 

               À+, Xian

17 décembre 2006

Chronique : Le Prince Harry, This Moment in Black History

* Article paru dans le bulletin de la zone (déc. 2006) *

C'était un soir d'octobre. Un soir où manifestement il se passait pas mal de choses à Liège une fois de plus. Et c'est donc devant un public clairsemé que se produisirent This Moment in Black History invités par nos amis les frères Plastic. Quelle bonne idée que de nous avoir fait découvrir ce quatuor explosif qui nous ont laissé de bien belles pièces cd et vinyle à des prix imbattables au point qu'en venant y jeter un coup d'œil dans notre bonne distro vous pourriez croire à une erreur d'étiquetage mais il n'en est rien. Pointons d'abord l'album " Midwesterncuttalistick " gorgé d'un rock'n'roll vivifiant, rebondissant, délivré par une section rythmique black (peu courant hein?), un guitariste et un chanteur bien allumé à la voix très expressive qui utilise sporadiquement et de manière assez bruitiste un clavier analogique. C'est très rock'n'roll tout en tirant sur le punk, ça dégage un bon groove sans pourtant être vraiment dansant, y a un petit côté écorché emo dans la voix sans tomber dans les clichés du genre. Bref du tout bon (This Moment in Black History "Midwesterncuttalistick "/Version city records). Sur le split que TMIBH ont réalisé en compagnie de Fatal Flying Guiloteens, ça se corse. La tension monte d'un cran et le rock'n'roll se fait plus brut, plus hardware même si on a droit à une reprise de Devos bien cintrée tout de même. Leurs potes de FFG, on les situera plus dans une veine noise rock qui pourrait faire penser à Kepler ou d'autres groupes ricains ayant foulé les planches de la Zone dans la seconde moitié des années 90. On n'y perd donc pas au change à part peut-être au niveau de la production un peu faiblarde (This Moment in Black History & Fatal Flying Guiloteens "s/t "/GSL). Et en parlant de production, c'est l'infatigable Steve Albini qui s'est occupé d'enregistrer la dernière plaque de TMIBH. Je ne suis pas sûr que faire appel à lui soit la meilleure idée qu'ils aient eue, à moins qu'ils n'aient voulu ce son plus ramassé, plus brouillon. Ce qui est sûr c'est qu'ils ont grimpé dans les tours minutes pour arriver à des compos nettement plus punk/hc que sur les deux autres plaques dont on vient juste de causer. Dommage car on y perd en nuances, le résultat étant tout de suite plus monolithique malgré un très bon final. Bref ce disque n'est pas mon favori des trois mais ce sera peut-être le vôtre, qui sait? (TMIBH " It takes a nation of assholes to hold us back "/Coldsweat records). 

         Par contre une plaque que je peux sans hésiter placer parmi mes favorites du moment c'est celle du Prince Harry. Ce trio liégeois est une des meilleures surprises à nous être tombée sur la tronche ces temps-ci! Foulant les scènes de notre belle région et plus si affinités, ils empoignent guitare, basse, batterie, synthés (dont un bon vieux Korg analogique mmmh...) pour ressusciter, réinventer un electro-punk de la meilleure eau où se croisent un tas d'influences bien recommandables qui ne manquent pas de titiller nos oreilles et d'interpeller notre mémoire musicale. Mais alors serait-ce juste une banale opération de recyclage que tenterait le Prince Harry?!? J'en doute car les 11 titres que l'on trouve sur cette démo transpirent la spontanéité, le côté qui vient des tripes et qui ne trompe pas. Ils peuvent même se permettre un titre en français ou une reprise de Warsaw (pré Joy Division), ça tape dans le mille. Et le chant (souvent le point faible des groupes " locaux ") est aussi convainquant que l'instrumentation, alors que demande le peuple mon bon prince? Ecouter, voir et toucher cet objet de convoitise? C'est tout à fait possible, il suffit de passer par notre distro au rez-de-chaussée les soirs de concert, alors à bientôt! (Le Prince Harry " s/t ").

9 mars 2005

News : Capteur Moins Quatre, Detruitu, My Way, Mycose

* Article paru dans le bulletin de la zone (mars 2005) *

Giboulera? Giboulera pas? 

         Il risque de ne pas faire hot dehors, qu'à cela ne tienne, lire réchauffe les yeux, réfléchir réchauffe la cervelle et le rire, le reste du corps. 

         Tu veux-tu te réjouir en absurbédé ? Alors continue ta lecture, car après une volée de musiques (recommandées aux oreilles), il nous faut vous présenter une alternative subversive (une autre mais une bien), et ça tombe bien, la distro a en effet le plaisir de vous annoncer en nos ba-bacs rouges quelques bonheurs graphiques. 

         On entre dans l'inconnu, en embarquant dans le bruxellois et premier CAPTEUR MOINS QUATRE de l'énigmatique BSFCK/Sylvain Bureau. On s'accroche, c'est la jungle de 32 pages et format A4 sivouplait, en noir et blanc, surtout en noir, car c'est noir de dark. Ce n'est pas un cheval de poche, c'est de la propagande typographique, on est d'accord "la vie est dure et les temps sont mous". Le trait et les propos le sont, durs, et ne le sont pas, mous. Ils prennent toute la page avant de prendre possession de l'esprit humain. 

         A propos d'esprit, les marionnettes en ont-elles/ils? Qui-que-quoi sont-ils et elles parmi nous? On a beaucoup tourné autour du potiquet des DETRUITU, "In the puppet camp" et c'est parti pour un tourniquet en plein dedans. Alors merci à nos camarades du crew et aux papattes à méninges d'Élise, de Jam, de Det, de Nikkko, du P'tit Marc, de M-Rik, de Miss Valentine, de Greg, de Rastaraf, d'Aurélie (William Devaux), de Manu Talbot, de BenII (! Tchak), de Stoump, de Laurent Impéduglia, du Bureau Sylvain Fuck, d'Oréli (Aurélie Henquin), de Bosley, d'Alice Lorenzi, de Dish, de Francesca Defourny, de Phil, de Max, de Nath de Tilff, de Sarah, d'un autre Phil, sans oublier l'ordi de Det. Toing toing, hoooo, marionnettiste, ou pinocchio, c'est pour toi aussi ce deuxième bijou de 64 pages noires, de couleur surtout. Comme on dit, "open donc your mind hein". 

         Tiens, ça me fait penser à une chanson et à une arrachée transition. 

         C'est le moment de s'asseoir et de pousser le volume encore un peu plus à fond. D'un coup et d'un seul, sans ménagement aucun, 3, oui 1+1+1 (et c'est facile à compter, il y en avait déjà 1+1+1), un petit truc à la guitare "wôck'n'wôll", MY WAY #4, "Rock'n'tatoo" (2003), une bonne idée yeah ça. Kissipik? Plein de gens, 28 gens, de Mezzo, Evergreen, Luc Cornillon, Chandre, Pascal Millet, Gomé, à Besseron, Karine et l'attendu Chester (tatoué?). 

         Zou, et MY WAY #5, "Rock et mensonge" (2004), pasque ça va comme ça, le rock n'est pas que pur et dur (c'est moins le sujet), avec de nouveaux illusionnistes pas en reste. Hè ben, c'est du joli, nous en direz tant, Larcenet, Kikou, Gaël, Axel, Matt, Géant Vert (!), Mano Prolo, Skwattac, les autres et Chester (le fourbe, mais si c'est lui qui le dit...). 

         Pour le MY WAY #6, "My favourite rock band" (2004) et c'est carrément un vrai don de soi, passons directement de nos favourites auteurs à leurs préférés bands, (qui a de la faveur pour) Marilyn Manson and The Pogues, Les Raymond, Les Wampas, Miss Hélium (interviewés par Chester et pour le rock !), les The Cramps, les The Stray Cats, le Plastic Bertrand, les The Meteors, les des Bérus, Syd Barrett ( mais siiii, Pink Floyd hein c'est loin), Catholic Killers, Sex Pistols et même Crass tiens entre autres , respect et irrespect, hommages et dommages, on est des fans et on est dedans sûr! Galerie de portraits à écouter et à lire à fond les sens. 

         Pas fatigué et toujours interpellé? De grands cris ont retenti dans le monde pour les réclamer.La bande à MYCOSE est donc passée en et sur nos murs, kèèn soirée, kéén succès (humbles restent-ils, on en a aperçu un qui balayait à la fin de la distro suivant son sens du don de soi inné des auteurs de bédé), soit, fallait en parler, c'était helly yeah. Les hurlements ont porté et je suis plaisir de donner le signal, c'est oui, le ROCKET TO LIÈGE #3 est là youpla et dans la série guide et voyages, ROCKET TO SIERRE (2004) nous emmène dès 7h du mat au réveil du P'tit Marc, et à un mycosien voyage-expo en Suisse et on compatit en coeur jusqu'au bain final. A épier, harcelez-nous, harcelez-les, le nouveau MYCOSE est sorti de leur génie, venez-venez voir, après la Saint Angoulême, on sème de la bédé ou on est mal barré. 

         Et si ça ne suffit pas, qu'à cela ne tienne, pour rappel, à chaque concert, nos bacs à roulettes résistent au poids, que de papiers, d'un vaste choix de plein à lire (français, belge, anglo, américano, néerlandais et espéranto, ô), des Esprits Frappeurs, Librio, d.i.y et fait maison, j'ai presque envie d'oublier de préciser que les prix sont petits. Super, sensationnel, génial, extra, cool, wouaw. Dégel assuré. 

         Frédé

1 mars 2004

Kronik : René Binamé, C4, Pat, P'tit Marc

* Chronique parue dans le bulletin de la zone (mars 2004) *

Et hop ! Voici venir, Dans Votre Distro, le tout premier support digital son et image, et c'est signé RENE BINAME (ET LES ROUES DE SECOURS, elles sont passées où celles-là ?). 

               Quel événement ! Pas tant qu'on soit soucieux de suivre le rythme effréné des avancées technologiques (la hi-tek montre souvent des signes précoces de grosse fatigue que même c'est fait pour, puisqu'on vit sous le règne du prêt-à-jeter), mais plutôt parce que c'est le tout premier album live des vétérans de la scène ânarcho-dinantaise (celle-là aussi, on se demande où qu'elle est passée) avec, forcément, les imâches où s'qu'on les voit. 

               Egalement parce qu'il s'agit d'un condensé de plus de 17 années passées sur la route, de capitales en hameaux, de squatts en salles paroissiales. La trajectoire de ce combo trash-musette, qu'on adore ou qu'on déteste, est effectivement assez atypique. 

               En grande partie parce que le groupe a clairement choisi la voie de l'autoproduction et qu'il a atteint à sa main des objectifs que la plupart des autres groupes rock auraient voulus bien plus instantanés. L'épopée binamesque est donc avant tout une histoire entre des gens , à commencer par les membres mêmes du groupe, qui a vu défiler, jusqu'à aujourd'hui, une dizaine de zicos répartis dans des formules à trois ou à quatre. 

               Déjà une belle série de chimies différentes... Mais au-delà de ces popotes internes, les Binamés ont surtout constitué un énorme prétexte à la rencontre avec et entre des milliers de personnes à travers une kyrielle de concerts, tournées et festivals inclus, soit plusieurs centaines de dates programmées dans l'aire francophone (Europe, Québec) et au-delà (en Flandre par exemple). Une impressionnante collection de cassettes, vinyles et lasers (tous écoulés via divers canaux de distribution sous contrôle, mais principalement lors des concerts et en VPC) a permis aux Binamés de s'installer partout dans les foyers, qui vibrent encore aux sons des livraisons spéciales de Noël, Saint-Valentin, visite papale avortée (c'est un comble !) et j'en oublie d'autres certainement. En termes d'aventures humaines, c'est aussi des coups de cœur pour des comparses tels que LES SLUGS et bien d'autres (cfr. Le CD Réunion de la Famille en 1993). 

               Le réseau s'étendra ensuite par-delà les frontières d'ici, grâce aux concerts donnés à l'étranger, bien sûr, mais aussi notamment grâce à Aredje, version zine papier créé, au départ, dans un but autopromotionnel , et qui servira par la suite de bulletin de liaison à tout un réseau regroupant les collègues rencontrés en cours de route (bonjour les plans concerts et tournées avec LTS et tant d'autres). Chal é Asteure , le catalogue de vente par correspondance inclus au zine maison, s'étoffera rapidement itou, proposant d'autres réalisations DIY que celles parues sous l'étiquette Aredje. Les liens étroits qui unissent nos lascars à Félicia et Jean-Luc ( Clac Boum , La Grange et A la Maison à Marche-en Famenne) aboutiront, entre autres, à la mise en route du Festival des Avins, dont l'expérience sera répétée à plusieurs reprises durant les 90's. Nombre de nobles causes verront également les Binamés grimper sur les podiums (antifa festivals et bien d'autres). 

               Voilà, trop brièvement résumées dans le désordre, les traces laissées par ce poisson-pilote de la scène underground locale jusqu'à la sortie, fin décembre 2003, de l'enregistrement public réalisé à la Casa del Popolo (damnfine coffee food music art & books de Montréal), à propos duquel voici quelques notes prises lors d'une bien agréable projection en petit comité distro réunissant Pat, Eric & Xian. 

               La séance s'ouvre sur l'arrivée des musiciens, parmi lesquels s'est glissée la rieuse bouille d'un voisin qui s'appelle Daniel (le Bonsoir Limelette ! , lancé depuis le podium dès l'entame du concert lui est adressé, et tant pis pour les autochtones québecois, qui restent en dehors du coup, et vous ?). 

               Viennent alors les premières notes des 26 titres revisitant toutes les périodes de la touffue discographie binamesque. Cette playlist est émaillée de quelques rares temps morts durant lesquels les farces se succèdent allègrement. Morceau choisi : on réclame (une reprise de) AC/DC dans l'assemblée et Es Gibt de renvoyer : j'ACCEPT , Les filles et les garçons (c'est du genre 50-50 !) qui ont ralié ce haut lieu des nuits endiablées entrent rapidement en ébullition. Le choix de la caméra est clair dès le départ : groupe et public ne feront qu'un. En passant des visages expressifs des occupants de la scène au parterre dévolu au public, on reconnaît Marcor qui plante sur une chaise derrière le stand distro.

               On le reverra d'ailleurs dans la suite du menu pour une petite séquence façon Strip Tease . Voilà tout pour la portion concert principale. Ensuite, on y trouve quatre titres fixés sur pellicule lors d'autres concerts donnés sur la même tournée québecoise. Et puis, quatre clips issus des archives maison, dont on retiendra le très émouvant An der schönen blauen Hilau , collage de prises de vues extraites de concerts à Genève, Lausanne et Bruxelles. Il s'en dégage une incroyable chaleur, jaillissant de la justesse entre le son et l'image. 

               On n'y voit que les publics chavirant de bonheur, que ça c'est pas du préfab. Probablement les plus beaux instants sur ce védévé . On notera la présence de quelques interludes drôles comme tout et une présentation des six albums précédents sortis par le groupe, ainsi que le CD de TUNA aka Binam' tout seul dans ses élucubrations électro (et oui, M'sieurs Dames). Finalement, même si l'avertissement (signé RENE BINAME au complet ?) et le texte de présentation (rédigé par Binam') sont au poil , on regrettera la minceur du livret accompagnant le disque, mais bon, il doit bien y avoir l'une ou l'autre bonne raison... 

               Et maintenant, c'est fini. Et maintenant, c'est fini. 

               Comme notre habitude ; au lieu de vous annoncer des scoops et des inédits incertains, on préfère prendre notre temps et, comme ici, il a fallu le temps de la baignade... e numéro double C4 : d'une certaine gaieté #115/116 de janvier/février 2004 date déjà mais il contient entre autres un espace de taille réservé au Cinéma Nova. En ouvrant le journal on entre dans la tourmente, 7 ans de Nova, c'est déjà long pour ce genre de phénomène, immersion complète novalienne dans la culture cinéma ; l'histoire de la Maison du rire, les lois du marché ciné, Art et Essai, Etre au fond : la manière noire, émergences, le Nova anthroplologué, mailles de lexique de culture urbaine bruxelloise, histoire interne et intime, bénévoles ou salarié(e)s : là comme ailleurs, cadavre exquis entre bénévoles et ça vole..., une histoire sous forme de trilogie, pour terminer et en supplément au mensuel l'agenda peut-être obsolète mais qui vaut pour son carnet de bord (7 ans quand-même !). 

               Le C4 pour sa part, revient en force avec une réelle richesse dans ses dossiers; Le premier aborde le terme SDF dans ses Vies d'airs rances, le second et non le moindre se lance dans la course aux héritages ; transmissions aux bases du fonctionnement de la société, reflets de ses valeurs, miroir, on en fait le tour, je pense, complet. Quelques articles costauds : un jour au Forum social, Les trois syndicats belges (FGTB, CSC et CGSLD : ça c'est les libéraux, on les voit surtout depuis les grèves dans les banques...) : états des lieux et perspectives sous forme d'interviews, Zanon terre promise? :l'Argentine, terre de la lutte contre le néo-libéralisme ?, liège, terre de liberté pour la colonie espagnole : un peu d'histoire, Education permanente, les affres du décret : petit aperçu des changements avant une saga qui risque d'être longue et ardue, J'en fini avec le début car il est assez particulier, je vous conseille de porter une attention toute particulière (comme l'a fait le journal) au premier article : Coup de foudre, vous avez dit coup de foudre ?, il est accompagné d'une feuille, copie en braille de l'introduction de l'article, et nous fait partager les amours soudain et irrésistibles (Petit Larousse) de quelques malvoyants, réflexion sur les perceptions.http://www.certaine-gaite.org 

               Enfin le plaisir de présenter après celui de la bonne surprise, le premier recueil de dessins de not' pot' de la distro : Pat, illustrateur de notre environnement, scélérat de l'affiche, ancien du zine de got, livre Peaux pourries : galerie d'univers, chaque idée y a sa propre représentation, toujours noirs de fait et de fond : des beaux dessins je vous dit, une autre série est annocée pour bientôt... 

               Inondés de nouveautés, il a fallu ramer, et on a pas encore laché les rames, cruels choix, un peu subjectivement au hasard. Dans le team Mycose : le P'tit Marc nous est revenu d' Angoulème, avec la flemme, mais aussi plein d'histoires marrantes, et des bds : en première d'une longue série de nouvelles et de nouveautés (Laurent, Benjamin, Alice, Goff et ...) : LE Rocket to Liège number 2, épisodes des (més)aventures de not' camarade, son quotidien et sa trépidante vie sociale : 1er acte : le salon, ou le jeu des 7 erreurs, ensuite, ça démarre, le monde de l'art, ses bonheurs mais aussi déceptions, vécus et délires un rien plus Morose peut-être ?, plus que l'auteur, qui je le rappelle fait quelques fois l'animateur chez Sens Interdit. Prochainement la suite des extravagances d'autres créatures mycosiennes. On dit youpie ! 

               Un autre revenant du festival de la bd et une autre super bonne surprise, l'idée est connue mais version Jampur Fraize, Que seraient-ils devenus?, cela donne Résurrections (éd. PLG): où il propose sa vision de l'hypothétique destin de gloires disparues en regard de la squelettique vérité ; voyages dans le temps pour elles, confrontation du passé avec cette époque pour le lecteur, cela ouvre la voie l'étude, que ferait-on de Que vont-ils devenir, pour les gloires vivantes. Un simple petit exemple à méditer : Bon Scott, imaginez un peu la vie de Brian Johnson sans AC/DC...

17 janvier 2007

Chronique : Opak, Ufomammut

* Article paru dans le bulletin de la zone (janv. 2007) *

Hello, 

         Après les excès en tout genre qui marquent généralement les fêtes de fin d'année, on vous propose à la distro un menu tout light (2 services et c'est tout) mais qui ne manque pas de saveur. Remontons d'abord à la dernière soirée Honest house qui avait lieu le 11/10 et qui se clôturait par un live d'un duo suisse nommé Opak. Ce fut une très bonne surprise qui se confirme à l'écoute de leurs enregistrements à mi-chemin entre l'electronica et le post-rock. On y trouve notamment des beats hip-hop, des rythmiques jazzy et d'autres plus accidentées. L'important étant qu'un vrai batteur est de la partie à côté des programmations rythmiques et de son complice guitariste/bassiste.Truffé de sonorités électroniques, leur album est un voyage en eaux paisibles mais pouvant aussi se montrer plus agitées lors de passages expérimentaux comme ces brouillages de fréquence radio où vient s'inviter feu l'ami Joe Dassin supplanté par des boucles drum'n'bass filtrées. Les remous les plus forts survenant en fin de périple avec de belles envolées noise/psyché. (OPAK " Two sleepwalkers on a tight-rope/Creaked recswww.opakmusic.com).

         Et puisqu'on parle de psyché, continuons sur notre lancée mais en abordant la chose par son versant le plus sombre viaUfomammut. Ça se passait fin septembre grâce au collectif Malleus issu du nord de l'Italie et qui emplissait nos murs de sons mais aussi d'affiches superbement réalisées (probablement l'une des plus belles expos qu'on ait pu admirer au rez de chaussée). Ufomammut c'est un nom qui en dit long si l'on prend la peine de le décortiquer. Ufo=Ovni (in ingliche) souligne le côté psyché et planant. Mammut=grosse bête préhistorique qui fait largement son poids et est capable d'écraser tout sur son passage. Voilà le style du groupe synthétisé dans son nom.Torturé, lourd, psychédélique et stoner avec une petite touche d'indus spatial grâce aux grosses nappes de synthés... alors qu'est-ce qu'on attend pour faire la fête? D'avoir vu le dvd qui accompagne ce cd où le collectif Malleus s'en donne à cœur joie dans des visuels hyper trippants! Là mes amis le décollage est garanti, vous atterrirez quand vous pourrez. C'est évidemment le " maître achat " de ce mois à la distro (UFOMAMMUT "Lucifer songs"/Supernatural cat/www.ufomammut.com). 

         Au plaisir de vous y croiser pour discuter de tout ça. 

         p.s.: petit erratum par rapport à la chronique distro de décembre, il semblerait que le correcteur orthographique ait pris la liberté de modifier un peu le texte tapé. Il fallait lire concernant le split TMIBH/Fatal flying guiloteens "la tension monte d'un cran et le r'n'r se fait plus brut, plus hardcore même si on a droit à une reprise de Devo" (et non pas hardware ni Devos). Un peu plus loin "une veine noise rock qui pourrait faire penser à Kepone" (et non pas Kepler)

9 septembre 2005

Kronik : Mimetic, Mlada Fronta, Milligramme, Haïku, etc.

* Chronique parue dans le bulletin de la zone (sept. 2005) *

Chose promise, chose due! 

         On attaque la nouvelle saison avec une grosse livraison du label de Grasse (F), Parametric, incontournable pour tout amateur d'electro-indus n'hésitant pas à flirter avec les dancefloors (move your body!) tout en gardant un œil sur diverses expérimentations sonores. 

         A tout seigneur tout honneur, on démarre donc avec Mimetic alias Jérôme Soudan et membre de Von Magnet qui nous propose un double cd à la pointe de ce qui existe dans le genre. Véritable mutant récepteur de sons, de vibrations et de sensations, il propose une synthèse technoïde et futuriste de diverses tendances électroniques sans pour autant se perdre dans un fourre-tout indigeste. Conscient de n'être que le produit de ses influences et d'agir par mimétisme, il englobe également sous son patronyme les artistes le remixant : Roger Rotor, Sonar, Somatic responses et Fast forward. (MIMETIC "Data sensitive/Be_at Sound A" / Parametric). 

         A côté de ce double très réussi, on trouve aussi un ancien album où l'on sent que l'artiste fourmillait déjà d'idées étonnantes même si celles-ci étaient peut-être moins efficacement canalisées (MIMETIC FIELD " Overrated " / Parametric). Et tant qu'on remonte le temps, revenons à la genèse du jeune label à la tête duquel on trouve Rémy Pelleschi qui n'est autre que Mlada Fronta, un nom qui ne vous est peut-être pas inconnu si vous plongez régulièrement la tête dans nos bacs. C'est également une double plaque (originaux+remixes par Dither, Data Raper, Milligramme,...) emballée dans un superbe packaging que Rémy nous propose. Au programme, une electro-indus assez percutante mais non dénuée d'atmosphère. Celle-ci se tisse au travers de sons plus vaporeux et de nappes enrobantes ou encore de voix et de bruitages rappelant parfois l'univers de jeux vidéo (MLADA FRONTA "Oxydes" / Parametric). 

         De vidéo, il est également question sur le dvd flambant neuf de Mlada Fronta. D'une part, on y trouve l'album Dioxydes illustré par un travail dédié à John Carpenter et centré autour d'une imagerie architecturale massive et d'allure indestructible mais accusant pourtant l'épreuve du temps. D'autre part "Le cycle du soleil " plus orienté "animations graphiques pour PC" comme celles devant lesquelles on est tous restés figés en extase un jour ou l'autre. C'est évidemment plus convenu et minimaliste mais de temps à autre ça fait toujours son petit effet. Comme bonus, on trouve aussi une interview radio de Rémy et l'une ou l'autre bande-annonce (MLADA FRONTA dvd "Dioxydes" / Parametric). 

         On continue avec un double cd qui mérite une place de choix dans votre trousse de secours puisqu'il se propose de soigner un par un tous vos petits bobos. Chaque titre vise à traiter une partie du corps bien précise (larynx, tympans, abdomen, ...) et l'on vous recommande de dépasser les doses prescrites. Musicalement c'est très orienté electro-groove avec une prédominance de rythmes hip-hop/trip-hop survitaminés et de sons acidifiés souvent au détriment de mélodies assez pauvres, il faut le reconnaître (MILLIGRAMME "Anatomy" / Parametric). 

         On se rattrapera donc avec Haïku, sa richesse mélodique et ses multiples rebonds rythmiques qui en font un des dignes descendants d'Autechre (la période 90's riche en émotions plutôt que les expérimentations austères lui ayant succédé). De plus l'utilisation de (vrais?) sons de percus dans des patterns assez réalistes confère à certains titres un aspect tribal des plus trippants (HAïKU "Synthèse" / Parametric). 

         Et pour redescendre en douceur, laissez vous guider par Nimp, le gentil robot compositeur de quelques délicatesses ambient electronica qui feront mouche si vous êtes parmi les afficionados de Panoptica fm (par exemple) (NIMP "Development concept for formulation of Nimp" / Parametric). 

         En guise de conclusion et pour les indécis, une triple cerise sur le jackpot sous forme d'une triple compil comprenant pas moins de 45 titres (!!!) issus d'artistes "maison" (notamment ceux chroniqués ci-dessus), sans label ou sous licence d'autres labels (Brume Rec., Ant-zen...). On citera notamment Pilonaa (electro(nica) obsessive), Von Magnet, Apophasis (atmosphère étrange et décalée), Audioside (superbe ambient phonographique un peu à la Third eye foundation), Morphoex (teknoise grinçante) et Remain Silent (electro minimale et bien obsessive rappelant un peu l'ebm). ("QFG : A compilation" / Parametric). Pour en savoir plus rdv au rez-de-chaussée lors de chaque concert !

17 décembre 1999

Distr'Oï News !

* Article paru dans le bulletin de la zone (déc. 1999) *

Oh Yeah!, Oh Yeah!, mélomaniak/e discophile, ces quelques infos de premier ordre sont pour toi/e

Ce serait bien chouette d’aller faire un petit tour vers la rue du Reêwe (à 2 pas de la Passerelle, côté centre-ville), où l’asbl FLAT BEAT vient d’installer son QG. L’activité principale voulue par JF, Bob & Co consistait au départ en une boutik (VINYL ’ LICIT) de vente-achat-échange-dépôt de disques (vinyles et lasers) neufs et d’occase (spécialisation collectors), mais nos gaillards ont rapidos émis le souhait d’ouvrir plus largement leur porte. Et donc, tu connais peut-être personnellement un groupe de rawk’n’rowllers à la recherche d’un local de répète ou encore un/e photographe, peintre, etc,... désireux/se de présenter ses délires, histoire aussi d’animer le lieu en permanence. Alors, voilà les coordonnées complètes pour tout renseignement et/ou coup de pouce : 2C, rue de Rewe - 4000 Liège. Tél. 04**/******

Et du coup, se sentant délaissée, la DISTR’OÏ se vexe et fait gronder un tonnerre de nouveautés, que c’est bien de garder au moins une oreille, un œil et 5 doigts dessus... Production locale (48 CAMERAS, KOBA, CARTON, COSMIC CONNEXION, MAMBASSA BLOUZ BAND, DANIEL HELIN, HIATUS -réédition CD des 2 derniers LP’s + inédits), hexagonale (LTS, SKUNK, ZYGOMATIK ZONE, LES CAMELEONS), teutonne (LOST WORLD, SUBMISSION, MONOCHROME), est-européenne (SANDWICH, KARPAT MOBIUS, DEZERTER), made in UK (SMALL THINGS, I’M BEING GOOD, LURE-LUXX et les labels Infinite Chug et Trop Groove à découvrir), et nord-américaine (RHYTHM ACTIVISM, TRUMANS WATER). 

Pas évident de s’y retrouver dans ce panier à crabes, je le concède, et c’est pour ça que, j’évite à présent de remplir cette colonne d’incompréhensibles qualificatifs, et que la présentation des différents supports lors des concerts se fait de plus en plus par étiquettes musicales. Concrètement, il y a depuis quelques temps maintenant une valise (A Knitting Nature of Nice) regroupant, entre beaucoup d’autres, les disques de HEAD MIX COLLECTIVE, KORAI ÖRÖM, TARANTISM, TRAGIC ROUNDABOUT, MÁSFÉL ou LORDRYK/MOONDRAGON. Même principe pour les BUCKWEEDS !, X-RAYS, EL GUAPO STUNT TEAM, LOMBEGO SURFERS et consorts qu’on retrouve dans un bac estampillé Zombie Creeping Flesh. À toi/e de préciser ce que tu cherches lors de ton passage chez nous et on pourra d’autant plus facilement t’aiguiller. 

Au rayon des bonnes nouvelles nous touchant directement, le catalogue de VPC (vente par correspondance) du fanzine liégeois DEVOR ROCK (c/o Didier Piron, rue des Bœufs, 142-4100 Seraing) refait surface après forcemois passés au garage. Ce sera pour début décembre, à l’occasion de la sortie du numéro 43 du bimestriel. C’est surtout intéressant pour les ceusses qui y sont abonné/es et qui ne viennent que rarement à La Zone, et donc à la Bonne Distr’oï, car de plus en plus de nos références se retrouvent dans les pages de ce même catalogue. 

N’oublions pas de nous brancher, frères et sœurs, sur EQUINOXE FM 100.1, entre 20 et 22H pour écouter RADIO DISTR’OÏ, le dimanche 5 décembre. 

À bon/ne auditeur/euse... 

Xian

16 avril 2006

Kronik

* Article paru dans le bulletin de la zone (avril 2006) *

  Et nous voici repartis pour un petit tour de piste avec arrêt obligatoire dans les stands! Quels stands? Les stands distro évidemment... 

         Ceci étant dit, on déroule le tapis (volant) rouge pour vous présenter le coup de cœur de ce mois-ci sous la forme de deux cds pleins à ras bord d'un post rock/out rock du meilleur goût. Le premier contient en son titre une anagramme renvoyant à un groupe culte d'un passé pas si lointain (la vague shoegazer fin 80's/début 90's) qui préfigurait déjà 10 ans à l'avance le post rock avec des morceaux lents, plutôt longs et très planants. On y retrouve ce genre de climats généralement calmes bien que ponctués de vagues de noise atmosphérique sans oublier les passages plus expérimentaux. Les pédales d'effet sont utilisées à bon escient et on ne s'étonnera pas de l'absence de chant permettant à chacun de projeter son imagination dans des compos aux noms évocateurs. Seul petit bémol, l'usage quasi exclusif d'une boîte à rythmes donne par moment une relative rigidité à certains titres (Next Exit To Nowhere "Slow Songs For A Love Dive" / Interstellar Rec.). 

         Mais que cela ne gâche pas votre plaisir ni votre envie d'aller plus loin (plus haut!) avec le second cd de nos liégeois dont il est ici question. On ne change pas les ingrédients décrits plus haut mais le son est plus clair, plus travaillé, donnant davantage de profondeur à l'ensemble. Ne reste plus qu'à voir le résultat en live si ce n'est déjà fait (Next Exit To Nowhere «Ego To Echoes» / Interstellar Rec.). 

         On ne quitte pas tout à fait le post rock mais dans une version bien énervée, bien noise, via la bonne surprise que notre pote Julien "Heart On Fire" a amené en nos bacs, le dernier 9-titres des bourdonnants français de Bumblebees. Mon p'tit doigt ainsi que le nom du label me disent que l'on peut aussi parler de (scr)e(a)mo en entendant l'alternance de voix claires et mélodieuses et de hurlements déchirants. La rythmique est sèche, bien claquante et les riffs sont tendus comme le climat qui règne sur beaucoup de morceaux. Parfois aussi cela s'apaise et un saxo ou un accordéon pointe le bout de son nez quand ce n'est pas une voix qui se risque à une déclamation surréaliste et en français dans le texte. Un excellent disque copyleft (dont la copie et la redistribution sont encouragées dans un certain cadre) qui prouve que l'on peut encore évoluer dans le post rock ou l'emo et être encore original (Bumblebees "Cissetive" / Emolution / www.bumblebees.new.fr). 

         L'originalité n'est sûrement pas le but ultime des Parisiens de Crash Normal mais plutôt la prise de panard grâce à la pratique d'un rock'n'roll garage bricolo et bien déjanté, au son crapuleusement crade à rendre malade tout ingénieur du son non averti. Dans leur zique se croisent le fantôme de Jon Spencer, des voix et des riffs passés à la fuzz extrême qu'on croirait enregistrés dans une ruche, des beats electro ou humains, un vieux Korg analogique et une bonne dose de délire. Comme ce morceau intitulé "Maximum sound quality" (sic!), ces samples de baston ou le délirant "Je saigne" avec ses monster vocals. De plus, ces zozos ont non seulement déposé plusieurs cds de Crash Normal mais aussi de The Normals, autre émanation de leur cerveau de malade, donc si t'en veux y'en a! (Crash Normal "Heavy listening" / Byte Burger rec. / http://crashnormal.free.fr). 

         Mais pour l'heure, on en reste là en vous promettant de parler de tout ce qu'on a oublié (My Way, Detruitu, C.renou/Troum du label Fario,...) dans les prochaines distronews. 

         D'ici là, écoutez, lisez, regardez et portez-vous bien. 

         Phil Distreau

17 octobre 2000

DistrO

* Article paru dans le bulletin de la zone (oct. 2000) *

L'aménagement des beaux locaux 
        me fait penser à un préau 
        où y a une liberté de ton(s) 
        écho(s) de derrière les fagots 

        Pour l'afficionado du son 
        des plans qui tombent pas à l'eau 
        c'est toi/c'est moi qu'on a en gros 
        (du Librio sur la techno 
        au 33 tours d'El Guapo) 

        Des tarifs qui taxent pas trop 
        des tonnes d'infos gratos dispo 
        l'volume sono qui va piano 
        la conso de thé/café chaud 

        Ça va ça vient, ça va sano 
        y a même des décrochages radio 
        qu'on fait ailleurs dans un studio 
        pour quand même faire le distingo 
        ent' nous et une maison d' repos 

        C'est chiche de ces fondamentaux 
        qu'on peut lever l'orange rideau 
        sur la saison à la distro.

17 mars 2000

Distr'Oï News !

* Article paru dans le bulletin de la Zone (mars 2000) *

Coucou les gogos / gogotes!

        Comment faire concis lorsque 15 tonnes de choses se sont passées depuis les dernières news et qu'en plus, y aura guère de place où se glisser dans le prochain mensuel... et bien, on n'a pas le choix : on aligne un bô paquet de références musikales et littéraires, une fois n'est pas coutume.

        Mille excuses pour cette rigidité (de texte) réminiscente (dans le texte), mais il semble intéressant de donner un petit coup de projecteur sur la "scène de la Distr'oï".

        Voyons tout de go au rayon oreilles, c'est arrivé de partout, en nombre, et de manière assez éclatée :

  • Gasteropodes Killers, from Paris, avec des cd's (2) très rock'n'roll vieille garde (entre La Fraction & 10 Petits Indiens).
  • The Scamps, aus Düsseldorf, avec 2 lp's punk'n'roll bien jouissifs (entre Cramps et Monsters).
  • ELECTRO:lux, from Liège/Bruxelles. Leur déménagement presque massif vers la capitale marque une réorientation vers une pop musik soignée et moins "bruitiste" sur un nouveau maxi cd autoproduit intitulé "Ultracortex".
  • R.P.P. (Released Power Productions) et N.S.R. (Next Sentence Recordings), les 2 labels/distro's oeuvrant pour la scène HXC en Wallonie nous ont gâtés avec l'ouverture d'une section bien fournie qui comprend, entre autres, des lasers de Course of Action, Arkangel, Crawlspace ou Deformity (ça, c'est pour la Belgik) et Indecision, Inside Conflict, NJ Bloodline, Envision ou Inner Dam (= le reste du monde).
  • Quant à la gigantesque scène punk D.I.Y., ne boudons pas notre plaisir, car les nombreuses réalisations nous sont déposées sur le pas de la porte (idem pour les zines, livres et brochures ci-après). Et là, en deux temps trois mouvements, grâce aux deux coups de cuiller à pot, une impressionnante série de lp's & cd's ont atterri sur les tables; jugez plutôt :
    •  du côté des vinyles, Anti-Product, Disgusting Lies, Inner Terrestrials, Rubbish Heap, Guts Pie Earshot, Catharsys, etc.
    • Lesser of Two, P.A.I.N., Wat Tyler, etc. du côté des lasers.



        À chaque fois, ça vient de partout musicalement et géographiquement. Et il faut bien se dire que ça ne riske pas de s'arranger dans les semaines à venir...

        Que ce soit en gros ou en détail, c'est un peu la même excitation qui règne au coeur du rayon livreske. En plus d'un stock Librio, Esprit Frappeur et Mille et Une Nuits (tu vois, ces ouvrages de petits formats et prix qui abordent plein de choses de la vie) tout récemment renouvelé, on trouve journaux, fanzines, brochures, etc. à prix variable (parfois libre, profitez-en et soutenez par la même occasion des initiatives généreuses). C'est rarement excessif pour votre boursinette!
On s'embarque maintenant pour une petite revue de presse :

  • Karoshi #1 ("Danger, travail"), zine parigot de kritik sociale à prix libre (pas la kritik, hein, le zine, of course!). Au sommaire : chômage, Droits de l'Homme, anarchie en Italie, les "prisons hexagonales", la situation en Indonésie.
  • Tchène! #5 (= la gazette des chanvriers du pays de Liège) : tout ce qu'il faut savoir et appliquer en matière de culture cannabik. Bon plant!
  • L'ère du Taon #10 - février 2000, très nouveau et encore tiède. Une jolie enveloppe cartonnée présente ce nouveau zine comme une petite oeuvre de jeux de mots et de découpes. Petit format et 22 pleines pages très bien documentées.
  • Alternative Libertaire #225 - février 2000 : "Capitalisme de merde!". Avec une superbe affiche contre la peine de mort.
  • Le Monde Libertaire #13 hors série - février 2000 : "Patrons, nous allons vous faire détester l'an 2000".
  • Epitre / Culex Pipiens on the loose / Espèces du 13ème Ordre / Football Carnage. Tous les quatre par Jampur Fraize.
  • Kollektiv #13 - hiver 2000, ouvrage collectif aux éd. Brain Produk.
  • Calendrier 2000 of Horror Films / Vandewalle, Dish, Det.
  • L'Ouvre-Bouteilles #2 / Fun Chaos #666, collaboration entre Pogo, Pat, Dish et Det.
  • Mindbreaker #1, en anglais, D.I.Y. de Kortrijk avec un article sur le hardcore straight-edge.
  • Passions, voyages, Fantasmes / ouvrage collectif plein de nouvelles gays aux éd. Thé Glacé.



À +, bientôt, ciao,
Fred & Xian

 

 

 

1 février 2013

La sélection zines de Pierre

Article extrait de la page "Liège en acteurs".
Spirou n°3902 du 23 janvier 2013, spécial Liège

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17 mai 2000

Distr'Oï News !

* Article paru dans le bulletin de la zone (mai 2000) *

Hell, O dear/ oh yeah como va?

        Tout d'abord, un petit point info sur notre "thé-café-kramik D.I.Y. service" qu'on a démarré fin '99. Si t'étais pas encore au courant qu'on peut se sustenter, à prix libre, derrière la tenture orange, et bien voilà, c'est fait!

        D'une part, les produits présentés viennent soit de la filière "fair trade" via OXFAM/Les Magasins du Monde (par exemple le sucre de canne complet du Costa Rica, le café bio provenant du Mexique ou du Nicaragua, ou encore le délicieux miel des hauts plateaux du Chiapas), soit de petits commerces locaux (le kra-puleux-mik, la menthe fraîche infusée dans le thé), soit de la grande distribution (lait concentré) dont on va s'extraire car on est une "petite distribution"! Un petit mot encore à ce sujet pour lancer un appel aux ceusses qui, comme François avec son pain ou Marie-Claire avec son thermos (bientôt du cacao) ont envie de plus.

        D'autre part, les deniers récoltés dans le ventre de notre bô petit Cochonoux sont destinés à soutenir l'action de L.D.A. Radikal à Bruxelles. Kesako? Libres Différents Autonomes se cachent derrière ces initiales. Laissons-les d'ailleurs se présenter eusses-mêmes au travers d'un appel à la contre-manif de la très mercantile Belgian Lesbian & Gay Pride, annoncée pour le samedi 6 mai dans les rues du centre de Bruxelles. Voici donc reproduit le courrier récemment reçu de leurs propres soins :

"Bonjour à tous/tEs,

Le 6 mai 2000, dans les rues de Bruxelles, la Lesbian & Gay Pride passera à grand renfort de fric allongé par des boîtes munies de chars conduits par des chauffeurs payés, et chevauchés par des go-go dancers hyper body-buildés derrière lesquels se cachent quelques assos subsidiées. Nous, queers, lesbiennes, homos, garçons sensibles, tantes fauchées, libertaires, pro-féministes, flamands et wallons, organisons la caravane du désordre des désirs, pour ne pas laisser vides les espaces de rencontres et de discussions. Le défilé démarre à 13 heures du Marché aux Poissons; le lendemain, une grosse soirée Klub Radikal en soutien au Kollektif L.D.A.Radikal est organisée au Magasin 4 dès 18 heures. On vous attend nombreux/Es. Suivez le drapeau rose et noir et joignez-vous à nous."

Contact : 66, rue Elise, 1050 Bruxelles - T : 02/6473147 - le_klub.radical@caramail.com

        À part ça, et bien les petites graines plantées en cours de route commencent à germer sous la forme d'arrivées massives de livres chocs, chics et pas chers. On vous avait prévenus de leur atterrissage imminent, grâce à la collaboration relancée avec notre librairie préférée qu'est Entre-Temps, installée au centre culturel Barricade. Déjà, les "Librio" & "Mille et Une Nuits" sont là! Vont suivre les "Esprits Frappeurs" & "Les Editions du Lézard" (dispo à Entre-Temps au 19, rue Pierreuse unikment, ça vous fera les pieds, un peu de marche et donnera l'occasion de découvrir un lieu très différent du nôtre par ses activités et par les personnalités qui le font vivre, mais avec lequel nous entretenons d'excellents rapports - en tout bien, toute bonne humeur!).

        Et allons-y, tant qu'on est dans les rayonnages livresques, petit spotlight sur FTP, une autre librairie (VPC uniquement) autonome de Nancy, avec qui une correspondance régulière s'est établie depuis quelques mois.

"Le collectif FTP a pour but de résister et d'agir contre toute forme d'autorité, de censure et d'endoctrinement. Pour cela, nous avons développé notre propre librairie libertaire. Celle-ci fonctionne en totale autogestion, ce qui nous permet de diffuser des brochures/zines à prix relativement bas et à empêcher ainsi tout détournement capitaliste. Les fonds collectés servent à l'impression/distribution de nouvelles brochures, tracts, feuilles d'infos, catalogues, affiches, à l'achat de livres, de matériel divers. Ces fonds servent aussi à soutenir directement des actions et des luttes (écologie, cannabis, antifascisme, prisonniers politiques, squats) (...)".


        Les présentations étant faites, il est utile de vous signaler qu'une chiée de brochures, affiches, tracts et aujourd'hui BD sont venus couronner ces fructueux échanges. Drogues & psychédélisme, géopolitik du chaos & fragments d'histoire, écologie, anti-patriarcat & féminisme, anarcho..., esperanto, chômage/paresse/pas travail, police/milice, sectes, libération animale, etc. sont ou seront sur les tables et murs.

        À +, 

        Xian

17 juin 2000

Distr'Oi News !

* Article paru dans le bulletin de la zone (juin 2000) *

Salut(e), 

        On en serait presqu'arrivé à oublier qu'il y a des disques à notre info-shop, tant les préoccupations pré-printanières se faisaient livresques ou collationesques... 

        Mais bon, voilà, comme la distro de la Zone était avant tout dédiée à la diffusion de supports musikaux audio, on n'échappe pas, avant l'été, à un petit tour de manège. 

        Même que si on attrape la floche, on aura droit à un petit tour supplémentaire. 

        Je ne veux pas dire par là que ça va solder ferme (d'ailleurs, c'est du rip off = arnaque, ces prétendues soldes, on le sait), mais bien que le dévolu jeté sur tel ou tel album procurera son "tube de l'été" à soi, sans aucun besoin de zapper radio et TV pour courir derrière la mélodie de la bonne humeur. 

        Con(sans)sommation, tu m'auras pas! On peut d'ailleurs raisonnablement imaginer qu'il y a tout dans nos bacs, à moins qu'on y mette pas un peu du sien. 

        C'est donc plutôt de sa personne qu'il conviendra de payer. Il ne faut pas, camaradE (on connaît l'air), commettre de faux pas dans les commerces quand il s'agit de lâcher la thune, sinon tant pis pour toi(e), l'ami. Pas de cadeau, rien que du poison! 

        Trêve de balivernes, voici une petite revue musikale made in the underground continu (un peu marre de l'alternatif galvaudé au profit des profiteurs) qui te tient donc au courant des arrivages récents (enfin, depuis début mars quand même), et cela dans la ou les fractions que tu préfères. Ça simplifiera les choses de reporter ça aux étiquettes des différents collectifs organisateurs. 


Bonnes vacances et sioux pour l'été cow-boy dès septembre. 


À plus, 
Xian.

1 décembre 2009

Kronik : US Xmas, Le Prince Harry, Phil Maggi

* Chronique parue dans le bulletin de la Zone n°181 (déc. 2009) *

Petit bulletin météo express! Il a encore plu des skeuds et des zines sur l'ensemble de la distro. Pour les zines, on en causera le mois prochain, voici toujours quelques bons disques à se mettre sous les esgourdes.

On démarre avec les ricains de US Christmas dont la dernière sortie est abritée sur le label Neurot qui nous a ici encore déniché une belle perle. C'est une des meilleures surprises space-rock depuis longtemps ! Mais ici le genre se confond avec le post-rock, très sombre, limite désespéré comme les accents déchirants mais rageurs de la voix du chanteur guitariste. On a alors plutôt l'impression d'explorer les profondeurs terrestres que l'espace intersidéral bien qu'on ne puisse nier le côté planant de la chose. Curieux paradoxe qui habite cet excellent album également parsemé d'influences blues ou hard 70's. On remercie Live Till You Die de les avoir fait jouer en nos murs devant un public averti mais trop clairsemé. Venez donc écouter ce que vous avez loupé (US XMAS "Eat the low dogs" / Neurot Records).

Par contre, s'il est un groupe qu'il est difficilement possible de louper pour tout habitué des salles de concert qui se respecte, c'est bien le Prince Harry. En effet, le trio ne compte plus les lives donnés en cité ardente, bien qu'ils ne se cantonnent pas à ce périmètre confortable qui suffit parfois à la gloriole de certains. Donc voici qu'arrive en nos bacs le fruit de leurs efforts sur la galette laser/vinyl emballée de main de maître par le graphiste Elzo et qui fait suite à leur premier e.p. "We don't care we are insolvent". On salue aussi l'initiative de Koko Records, label sur lequel sort cette plaque (probablement des fous passionnés car il faut l'être un minimum pour démarrer ce genre d'entreprise périlleuse aujourd'hui). Surprise en glissant ladite galette dans le mage-disque de son choix, la durée est de moins de 15 minutes en 7 titres ! Soit l'album le plus court de l'histoire du rock, à moins qu'il ne soit considéré comme nouvel e.p. A l'écoute, on remarque que le groupe semble avoir pris le parti de mettre le côté électro en retrait au profit d'une énergie punk-rock bouillonnante. On se trouve non plus face à un mélange de new-wave, de (post) punk et d'électro qui faisait tout le charme de L.P.H., mais à un disque plus franchement punk rock joué pied au plancher avec quelques claviers et autres sonorités electro de-ci de-là. J'ai la sensation qu'on y perd un peu au change, mais n'étant pas vraiment fanatique de punk à la base, je vous laisserai vous faire votre propre avis. Su scène évidemment ces compos font et feront toujours mouche pour embraser une audience peut-être moins tatillone que votre dévoué scribouillard (L.P.H. "Twisted nerves" / Koko Records).

Et puis souvenez vous des rêves nébuleux qu'on évoquait la semaine passée en compagnie de Kiss The Anus of a Black Cat. On se replonge un moment dans ce genre de songes qui ont du stimuler le processus créatif de l'ami Maggi pour son nouvel album. Un voyage en 11 étapes pas toujours nettement perceptibles vu que cet album est fait d'une seule plage de +/- 40 minutes à apprécier de préférence dans des états de conscience altérés. Inspiré ar ses rêves, ses souvenirs, la littérature de Poe et la ville de Zagreb (où il a d'ailleurs enregistré quelques sons de cet album), Maggi nous emmène tout au long de celui-ci à la découverte d'un univers onirique fait de samples, de fields recordings, d'ambiances surréalistes et de sons épars. Qu'il s'agisse de fragments de musique classique ou de deux musicos faisant la manche en rue, cela nourrit son imaginaire et le nôtre. Tout comme sur la pochette joliment illustrée par Jan Karpisek, des images se forment et on visualise alors son propre petit film mental grâce à un album où il fait bon se perdre pour mieux se retrouver. (Phil Maggi "Blues fields in Paramount" / Idiosyncratics).

Quant à nous, on se retrouve la mois prochain pour causer probablement davantage de zines et moins de zique sauf changement de dernière minute.

Phil

 

17 novembre 2001

Distr'Oï News !

* Article paru dans le bulletin de la zone (nov. 2001) *

Ça y est, c'est r'parti ! 

                    Il aura peut-être fallu attendre une occasion comme le bien beau Xème annif pour se focaliser sur la foultitude d'entrées au "Top Distro", mais il n'est jamais trop tard. 

                    Rien que du beau linge, des "number one" potentiels, tant au rayon bouquins/fanzines qu'au coin muzak à gogo. 

                    Petite revue de presse tout d'abord, avant de passer au crible les bacs à décibels, en s'arrêtant plus particulièrement au rayon "électro" pour terminer en souplesse et en un peu plus de détails. 

                    Here we go now !


                    La communauté punk rock/punk hard core (DIY, s'entend) basée à Liège et ailleurs, se prend un petit air de jouvence, avec pas moins de 5 titres (presque ou carrément) nouveaux. Humeur, poésie, graphisme, BD, "scene report", dossiers, sont au programme de Minimum Rock 'n' Roll (en français),Revolucifer (en anglais, français, allemand), Mutilated Earth (en anglais), My Dreams (en anglais) & Reason To Believe (en anglais). Tout ça réalisé par des bonnes âmes déjà largement impliquées sur le terrain. Vive la variété, ou plutôt la diversité.


                    Autres personnages, autres lieux, autres styles musicaux, c'est le #4 (& dernier # à jamais, semble-t-il) du très classieux zine parisien 18 Jardins, déposé par My Own lors de l'annif (c'est eux aux commandes).


                    Un peu plus à l'ouest et au sud de Lutèce, la Touraine et ses "planchistes en herbe", réunis au sein d'un Collectif appelé Date limite, ont fait leurs armes en s'auto-éditant (Week-end Doux). 


                    Et carrément au sud-ouest, à Toulouse, se rédige et se met toujours en page le journal Infosuds (60Fb, ou plus si on veut soutenir), accompagné d'un supplément gratis le mois suivant. De la critique sociale pour plus de justice sociale, la spécificité de la revue étant de nous filer de vraies infos au sujet de l'Afrique. N'oublions pas, pour rappel, que 2 autres zines musicaux réputés et made in France, Kérosène & Abus Dangereux en l'occurrence, sont également disponibles à notre stand.


                    Et maintenant, muzik maestro! Outre la compile du 10ème annif, on notera quelques plaques percutantes dans des styles très diversifiés. 

                    On vous remettra d'abord en mémoire Drain Pump Booster (CD & EP chez Kérosène, label dont on dispose d'une excellente compilation en prime), avant de vous signaler les galettes de Adam West (punk rock, en vinyle & CD), Cowboys from Outerspace (rock'n'roll, en CD), Backbone (HC, en CD), Sans Tambour ni Trompette (culture locale du monde entier en fanfare acoustique liégeoise, en CD), My Own (CD,EP & compiles dont Distro Phil vous causera un mois prochain).


                    Et quand on parle de Monsieur Phil, on envoie les chroniques (ha ha ha).


                    Malgré des déposants un peu frileux, on essaie tant bien que mal d'achalander le rayon électro. Septembre aura été propice aux dépôts de ce genre avec MLada Fronta, dont le double CD propose d'un côté une électro-indus où saturations digitales et groove font bon ménage, et de l'autre une électronique beaucoup plus ambient (MLada Fronta "Fe2O3Ó/M-Tronic"). 

                    Mimetic n'aura laissé qu'un seul exemplaire de chacun des 2 CD qu'il a conçu en complémentarité. Il ne tient qu'a vous de nous réclamer ces albums d'expérimental aux textures sonores étonnantes, réalisés par l'ex-Von Magnet Jérôme Soudan. On se fera un plaisir de les lui commander (Mimetic Mute "Positive", "Negative" / Moloko+). 

                    En matière d'expérimental, le fanzine Fear Drop est toujours une référence. Musiques novatrices, évolutives et de recherche sont à nouveau à l'honneur de ce 8ème numéro où l'on retrouve des gens comme Pan Sonic, Silksaw, Nurse With Wound, Muslimgauze ou Biosphere dans des articles extrêmement fouillés, tant, au niveau du fond que de la forme. Ce zine est accompagné, comme d'hab, d'un livret chronique et d'un CD 11 titres inédits (Dual, Porter Ricks, Pan Sonic, Piccolo Saxo, The Infant Cycle, Darrin Verha Gen, ...).Et, non content de sortir cet excellent fanzine, Denis Boyer gère aussi le label FARIO qui en est à sa 4ème sortie avec le split CD Lull/Origami Arktika où Mick Harris (Scorn) confronte sa musique électro- acoustique aux drones ambient mélancoliques du collectif norvégien (Lull/Origami Arktika "Brook/fario"). 

                    Bifurquons vers des atmosphères plus chaudes via les Mancuniens de Nucleus Roots, qui nous livrent ici un avant-goût de leur nouvel album "Universal Love" en un EP qui en contient 8 versions dub. Si vous avez assisté à leur dernier concert zonard, voilà un placement sûr (Nucleus Roots "In Dub"/Dreadymix Music). 

                    Du dub au post-rock, de Manchester à Ibiza, on passe àELECTRO : lux qui est bel et bien parti enregistrer son album dans cette île aux beats (loco, loco). Des beats plutôt discrets (rassurons les allergiques) au milieu des nappes sonores et autres arpèges de guitares soigneusement combinés (ELECTRO : lux "L'île aux lézards" /Microsphere). Distro Phil & Xian

17 octobre 2001

Distro News

* Article paru dans le bulletin de la zone (oct. 2001) *

La distro ne fête pas (encore) ses dix ans, Mais ho, hein, bon .


                    C'est en 1992 que Willy, alors objecteur de conscience, propose à la Zone d'assurer, avec Isa une table de distribution à chaque concert. Le projet est lancé sur base des contacts déjà existants au sein de la scène punk D.I.Y. internationale (dont Nabate, les Ami/es de la place 4 & Hiatus étaient les maillons liégeois à cette époque), mais aussi avec l'idée d'en élargir les horizons en sollicitant les groupes de passage en concert, afin qu'ils laissent en "dépôt" leurs productions musicales & autres (vinyles, lasers, fanzines, vidéo, ...). Nos deux pionniers sont présents au pied de la régie (là où se trouvent aujourd'hui tous vos Dj's favoris) durant plus d'une saison. La fin des "obligations" pour Willy (par ailleurs fort occupé par les tournées incessantes de Hiatus) et la masse croissante des stocks imposent à Isa de "recruter" et de "monter" au rez-de-chaussée, dans la salle dite "théâtre" (où nous nous trouvons toujours à l'heure actuelle), histoire de gagner en confort (et en visibilité!). 

                    De saison en saison, la configuration de l'espace consacré aux discophiles, ainsi que le visage de ses chevilles ouvrières changent régulièrement, pour aboutir à ce que (presque) toute la sphère des habitué/es du lieu connaissent aujourd'hui - outre nos deux lascars fondateurs - Jean-Marie, Thierry, François, David, Pascal, Patrick, Phil, Silke et probablement d'autres que j'oublie, se sont relayés pour vous faire découvrir les perles rares issues des différents circuits underground musicaux & littéraires transitant par chez nous. Le flambeau de la bonne cause est maintenant repris par une (plus tellement) jeune équipe (Frede, Phil, Pat, Claire & Xian). 

                    On vous attend, comme d'habitude à chaque concert, avec une kyrielle d'infos gratis (économie, santé, politique, théâtre, expositions, écologie, social, associatif, musique, littérature, .), un petit service de boissons chaudes + sucreries (toujours au profit de divers projets non subventionnés), ainsi que des tonnes de disques, K7, livres, journaux, fanzines, T-shirts, vidéo, ... 

                    Pour fêter, à chaque occasion, un non-anniversaire ! 

                    À +, 

                    Xian

17 mai 2001

Distro News

* Article paru dans le bulletin de la zone (mai 2001) *
 
Musique


        On reprend nos bonnes habitudes avec un petit tour d'horizon de quelques nouveautés laser à découvrir à la distr'oï. 

        Coup de coeur d'abord pour un label Luxembourgeois nommé Own records qui possède plus d'une corde à son arc. 

        Quelques exemples : indie-rock sensible et rageur avec Tiger Fernandez, post-rock pour Lecitone et last but sûrement not least Sugicane dont l'ambient mélancolique devrait ravir les plus rêveurs et rêveuses d'entre vous. 

        Variété et qualité font bon ménage sur les galettes joliment présentées dans des pochettes cartonnées artisanales. J'ai eu l'occasion d'écouter encore d'autres sorties de ce label et je peux vous dire que le versant électronique de ces productions est des plus emballants (www.ownrecords.com pour en savoir plus). Et tant qu'on est dans l'électronique, restons-y avec le split CD, à nouveau disponible, de Laurent Pernice/99 mg. 

        À classer entre expérimental minimaliste, organique et électronique ludique ("Ligne Latérale" sur Fario/Feardrop) Le fanzine Feardrop responsable de cette sortie se porte bien, (merci pour lui) et on devrait prochainement avoir du nouveau de leur part.Ça fait plaisir de voir que certains d'entre vous s'intéressent à des choses à priori pas très accessibles, voire même très pointues dans le domaine des musiques novatrices, expérimentales & Co. 

        Sinon, quoi d'autre à se mettre dans les oreilles ? Harmful, trio noise ravageur qui se feront un plaisir de vous les nettoyer si vous leur demandez gentiment ("Apoplexy.136" sur Blunoise records.). Philippé dégagent joliment, eux aussi, dans un registre émo-core, écorché vif qui plaira aux fans de Fugazi et autres aficionados de rage (mal) contenue ("The essence continues" sur Flowerviolence). 

        Moins criard, moins tendu mais pas moins intéressant, Kevlar associe mélodies efficaces et digressions bruitistes avec bonheur tout en gardant un certain côté atmosphérique ("Deadly dozen sur Chalk sounds/b-core discs). 

        Justement, au rayon atmosphère, on vous a déniché une perle au nom mystérieux de Physics. Une musique instrumentale qui échappe aux lois de la pesanteur, mélange de guitares, batteries, synthés et autres engins bizarroïdes. Un voyage qui ramène aux sources si l'on se penche sur le superbe livret dont le graphisme et la symbolique ésotériques évoquent les phénomènes naturels. Merci à Alain (Nabate) pour cette découverte ""Physics"" sur Gravity) et à bientôt pour de nouvelles aventures distr'oïantes où nous vous parlerons de tout ce qu'on a oublié et du reste, c'est promis ! 

        Phil. 

Lecture et exercices de neurones



        Du lire et du écouter à plein, plus qu'on ose vous dire pour tout dire. 

        Alors un chti tour de lecture pour commencer. Alternative Libertaire #237 : mars 2001 : Au sommaire : 

  • "Un juge pourri à Liège ? : Jean Moulu, juge de police a détourné des dizaines de millions de francs". 
  • "Dossier Police : La police unique, Militants et organisations criminelles, Allochtones, hooligans et qui encore, Offre d'emploi, Bavure citoyenne, Ici on chasse, Fichage",
  • "L'affaire Pascal marchand (militant libertaire emprisonné 10 jours)" .
  • "Témoignage de Vottem".
  • "Réflexions sur l'anarchie".
  • "Dialogue, anarchie et blasphèmes...
  • "Vessies roses et lanternes rouges, sous le titre "Antilibéralisme ou anticapitalisme ? Ou comment ne pas prendre des vessies roses pour des lanternes rouges",
  • Alain Bihr (sociologue de culture marxiste, proche des libertaires) et ses réflexions sur les mouvements opposés à la mondialisation".
  • "Anarchronisme : un après-midi de printemps dans un CPAS bruxellois, un homme entre, s'asperge d'essence et s'immole", etc.



        En plus et encore, des news de nos zami(e)s de Louvain-La-Neuve, avec leur zine : ZELZIN #24 : mars-avril 2001 : où c'est qu'on nous parle de ce qu'il s'y passe : des ateliers : photo, sérigraphie, local répète, cinéma de quartier, Internet, des cours : capoeira, percussion pour enfants, flamenco, hip hop, des soirées lecture... Des Pizza'nonces, un espace colonnes : on dit des trucs sur des trucs... L'Agenda, la Distro, et pour info l'Article 27 . Et l'annonce de la création d'un nouvel atelier Internet avec créations de sites web : Contact : Chez Zelle Chemin de la Bardane, 1 - B-1348 LLN + users.skynet.be/chezzelle

        Mais-mais ce n'est pas fini, trouvaille de Xian : SE LEVER LE MATIN. #2 : juill. /août 1999 : HardCore, HeartCore et EarthCore.. : Gros-grand-plein-d'images-et-mots-zine sorti de la main d'un vraisemblablement chouette et imaginatif gars : Interviews : RPP Out For Blood, Proud Youth, Self Reflection, Instinct, Kafka, Eric Bauer : artiste peintre, Les Disques Molaire (Fabien Thevenot), et j'en passe. Des articles ma-foi-bien-intéressants : "Tests sur les animaux, présentation de GAIA , "Arguments contre la chasse", Kroniks zines, dix-cd et non cd, démos, "X Reprisal X : vegan-straight-edge-pro life", "Résistance à MacDomination" + des trucs à rire et à moins-moins rire. Des recettes vegan. Un mot sur Eric Bauer : artiste peintre. Une interview en anglais d'une militante de l'ALF. 

        Pour le language et la practise : en english : MAXIMUMROCKNROLL #211 : décembre 2000 : ÉÉÉÉnorme, (beaucoup de coupub tiens-tiens, bon c'est pas de la pub pour cocachtetue et macmerde). C'est plein de Columns comme on dit, c'est donc plein d'avis de plein de gens sur plein de choses, et c'est plein bien. Ya des news, ya un titi peu de BD, et des interviews : Seth Tobocman et Fly font de la BD engagée, Anti/Dogmtikss de Barcelone, The Hissyfits , Aus Rotten, Hospital Food, The Falsies, Nine Shocks Terror, Tijuana Bibles, j'en passe ausi. Gros plein aussi de Kroniks : livres, films, disques (plein de CD, EP, LP), zines (USA, Tchéquie, France, .), des news from les Scenes : adresses groupes, labels, zines : France, Hongrie, et un article sur leur vision du conflit Israël/Palestine. 

        Et Zencore mais pour finir : PUNK PLANET #40 : nov./déc. 2000 : Ben encore un gros plein de pubs mais bien hein. Avec les famous habituelles Columns, Interviews : Insound, John Zerzan, Tim Green, Matmos, Marcel Diallo, Milemake, encore etc., des articles : "Meet the New Boss" (candidats aux élections aux USA), "Fire From Big Mountain : fighting genocide at Black Mesa" (en Arizona : nation Navajo appelée Big Mountain), "Away From the Numbers (des familles et des avocats en Illinois réclament des droits pour les prisonniers, "Welfare 101" (réforme sociale (d') après Clinton), "DIY FILES" (USA !) : infos pour diyer. Pour le goût : une nouvelle : Surrender, des Kroniks : music, film, zines, livres, les contacts et pour plus d'infos sur les articles et interviews. 

         DiXit Fred

27 mai 2008

News

* Article paru dans le bulletin de la zone (mai 2008) *

Salut à vous! Ce mois ci notre chroniqueur distro phil a pris un break (salutations à lui et à sa plume) et je prends donc le relais. Je vous invite à visiter un coin moins musical de la distro. C'est celui où on trouve des merveilles produites par les zabeilles, des t-shirts de groupes surtout mais aussi de l'asbl Ganesh Himal, de jolis écussons et des sacs en toile.

Et puis depuis le Lady fest 
il y a des objets nouveaux pour nos fesses
ladies, c'est à vous que je m'adresse. (hum...)

Il s'agit de serviettes hygiéniques lavables. Y'a plein de modèles différents de par leurs formes et leurs couleurs. Y'en a des noirs et blancs à carreaux, à taches de vaches (et bientôt à têtes de mort? et s'il suffisait de le demander?), puis des colorés aussi avec des geckos pour les nostalgiques des vacances dans le sud. Y'en a pour toutes les bourses (sans jeu de mot-vais goût). Les différences de prix résident principalement dans le choix des matières: chanvre, coton et bambou sont issus de l'agriculture bio mais pas forcément du commerce équitable. A vous de voir mais ce qui est sûr, c'est que peu importe le choix, toutes ces matières sont toutes douces et ça, ça peut changer votre vie (quelques jours par mois en tout cas).

Pourquoi ce dépôt? Au-delà de l'aspect écologique, il faut aussi voir l'aspect économique: un p'tit investissement vite rentabilisé parce que avouez que quand vous achetez des serviettes ou autres tampons, ça pince au coeur à la caisse. Puis pensez aussi à nos hommes téméraires qui se chargent fièrement de la corvée poubelle. Si on peut maintenant leur éviter de se retrouver avec des serviettes sanguinolentes qui collent au bout des doigts lorsqu'ils vident la poubelle des chiottes, rendons leur ce service... Puis, tant qu'on y est, on a fait un p'tit dépôt de disques à démaquiller lavables eux aussi. Pour en savoir plus sur ces nouveautés distro inhabituelles, je vous invite à faire vos curieuses dans les bacs rouges de la salle du rez...

Anne

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