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La Distro de la Zone
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27 novembre 2013

Les Fugueurs du Livre - 1er salon de la petite édition

affiche_curtiusLe Comptoir du livre organise, en collaboration avec la ville de Liège un salon du livre dédié à la petite édition. Le salon se tiendra dans les locaux du Grand Curtius (Féronstrée 136, 4000 Liège), le samedi 30 novembre de 10 h à 18h et le dimanche 1er décembre de 10 h à 18 h.

Entrée libre au salon et aux collections du musée les deux jours.

Plus de 40 éditeurs :
L'âne qui butine, L'arbre à Paroles, Anne Sophie Arnould, Les ateliers d'Art Contemporain , Au crayon qui tue, La belle époque, Cactus inébranlable, Le cagibi, La camaraderie, Centre André Baillon, La chienne, Le cormier, Daily-bul, Eastern Belgium at night, Les éditions de l'usine et la revue « Empreintes », Les éditions du Céphalophore entêté et la revue Nouvelles-Hybrides, Éditions du Cerisier, Éditions « et ta sœur ! », Frémok, George, Humus, Hydre éditions, Hypnotisme, Indekeuken & PTTL / Chez Rosi, Komplot, Lustre, Mad musée & Créahm, MaelstrÖm, Maison du Rock, Patate éditions, La Petite Fanzinothèque Belge, Quadrature, Revers Asbl , La "S" Grand Atelier / CEC La Hesse , Salade de frites, 68 Septante, Tandem, Tétras Lyre, United Dead Artist, L'Usine à stars, Venus d'Ailleurs, Yellow Now

Ainsi que les "librairies" suivantes :
Le comptoir du livre, Librairie Entre-temps, Livre aux trésors, Espace livres & créations, La Distro de la Zone.

La Distro sera présente le dimanche uniquement, de 10h à 18h !! Il y en aura pour tous les goûts : science fiction, poésie, rock, BD, illustrations, sérigraphies,...

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16 décembre 2013

Pull de Cheval #3

pull de cheval 3

Pull de Cheval n°3

Fanzine, 40 pages, 2013
3,00 €

Avec : Reinhard Scheibner, Camille Pull, Stéphane Blanquet, Joko, Alice Pole Ka, Céline Guichard, Tristan des Limbes, Mike Diana et Cyril Déjoué

16 décembre 2005

Kronik

* Article paru dans le bulletin de la zone (déc. 2005) *

Kwa-kwa, déjà décembre et tout ce qui vient avec... à lire et à écouter en tout cas. 

         AutonomiZassons-nous, donc, c'est le moment, l'édition libre en est une facette (aucune censure, aucune contrainte commerciale, ça fait du bien), proposées par les éditions Surréaliste, je vous ai lu quelques histoires: Guillaume Vivier: "Les rêves menottés" (éd. Surréaliste, 2004, 65 p.). Un court roman au relent éthylique et poétique (si si), rien de romanesque, mais le partage d'un moment de perdition, d'une solitude, d'une fuite en avant dans la recherche de la lueur de soi-même, et enfin la reconstruction, tant de non-dits qui se cachent. L'histoire nous est donnée brute, mais c'est un masque qui ne demande qu'à être enlevé, quelques pages qui l'air de rien peuvent emmener loin dans le ressenti. J'ai soulevé le masque, il y en avait encore un en dessous! Tu en as dit trop ou pas assez Guillaume, j'étais prévenue. Jean Vilain: "On descend tous de nos ancêtres..." (éd. Surréaliste, 2004, 143 p.).Par le biais d'un feuilleton littéraire rocambolo-familial, Jean Vilain nous fait suivre les pérégrinations historico-aléatoires de son ancêtre Victor, son art de conter et son art de tergiverser sont jubilatoires. La Révolution Française sans la nommer, l'Amérique des années 1770, Cuba, la Bretagne, la Bête du Gévaudan, la vie de famille, l'aventure à rire, quelques clins d'oeil et quelques réflexions en aparté. Je vous conseille (sivouplè, sivouplè) de visiter le site: www.monsieurtoussaintlouverture.net. On y trouve des textes de ce monsieur et plein d'autres, jubile encore!! 

         Stephane Girod: "Connexions" (BD, éd. Surréaliste, 2004, 30p. noir et blanc). Bédéréalité urbaine, une journée et un drame à chaque étage d'un immeuble, c'est vous qui voyez voyeurs, mais c'est drôle. 

         Mais tout ça, c'est pas tout et c'est même le moindre,www.surrealiste.org en est la preuve, autogéré par un collectif informel, ce site est une mise en application d'un superbe travail collaboratif, dont la devise "Partagez et participez" (copyleft) et la philosophie de l'acte m'ont ragaillardie. En gros, on y trouve (on peut donner aussi), des fiches techniques (alterénergie, autoconstruction, éconochauffage, gestion de l'eau...), une section édition libre (dossiers techniques, réflexions et fictions), une médiathèque électronique, des images, des petites annonces alter, des recettes de cuisine, une section info libre, une section poésie, un forum, plein d'infos et une bonne manière d'y mettre du sien dans ce monde de tristes. 

         Toujours au combat, Julien papa nous a apporté plein de fanzines D.I.Y., pas chers et à copier (copyleft comme plus haut) pour continuer et s'informer dans l'action-réaction. 

         Et puis aussi, de chez nous: P'tit Marc: "Echec et Marc" (BD, Mycose, 2005, 40 p. noir et blanc) Petit coeur de beurre de P'tit Marc qui nous livre une tranche de son pire du pire, j'ai juste envie de dire: biesse salope, on est jamais trop gentil! 

         Côté muzak de sauvage et dans le désordre s'il vous plaît bien, c'est enfin arrivé, même si c'est peu (cd 5 titres) c'est déjà pas mal, la démo des Randy Rashers (complot verviéto-liégeonnaire) qui arrashe (facile) les culottes comme en concert (pour l'image, quelques clichés sur www.shootmeagain.com). Du cru aussi, P.N.I. (cd 5 titres), difficile pour moi d'en dire, c'est du pointu, allez j'me lance, tant pis si je me gourre: recherche électro musicale non dénuée de rythme et ambiance métallique (pas "metal" hein!!), musique de film de SF noir, genre "Blade Runner" le livre? Woine, tou, trie, for, Rencontrez l'Amour: "Brazilian Wax" (cd 8 titres), punk surfer je te renvois à ton beau bulletin d'octobre 2005, c'est rond, c'est chaud, ça guitare (à écouter en lisant Jean Vilain dans le divan). Raxinasky: "Transport de viande", itou mais c'était en avril 2004, et ça commence par "noise, noise, noise", c'est dire. 

         Et que dire du rose mais non moins wok ‘n woll de Two Star Hotel ( LP et cd 11 titres, Sounds Of Subterrania), j'aime: esthétique dance music plastic donc (visitez twostarhotel.org). 

         Tant que j'y suis, et avant d'y rester, mon chti plaisir de l'année Leitwerk der modernen Idiomatik (Sounds Of Subterrania ôssi), un cd compil cool-cool de 27 titres, en plus de nos zamis bien coiffés, ya El Guapo Stuntteam, the Dirtbombs... 27 promis. Rien à voir avec la Distr'oï, voici une info subjective pour mon plaisir et pit-être le vôtre si vous aimez les utopistes bricoleurs de l'air: jusqu'au 26 janvier, rétrospective consacrée au sculpteur anversois Panamarenko, Musées Royaux des Beaux Arts de Belgique (Place Royale), 2,5 euro pour les chômeurs, accès aux autres sections compris (tu vois genre Rubens à Magritte). 

         Woilà, on se retrouvera peut-être chez Wakatanka, je vous souhaite bonne et belle vie. 

         Frédé

27 juin 2008

Chronique : Le Singe Blanc, Nehterworld/Nadja

* Chronique parue dans le bulletin de la zone (juin 2008) *

Et hop, une petite dernière chronique pour la route avant de vous laisser à vos jardins, barbecues, plages, crustacés et autres réjouissances estivales.

Lorsque j'insère le cd du Singe Blanc dans mon lecteur, celui-ci le classe dans la catégorie "inclassable"... Bon je vais quand même vous essayer de vous en dire davantage au sujet de ce curieux mais néanmoins sympathique primate lorrain aperçu à maintes reprises gambadant dans notre bonne ville (à la Zone, au Phoenix, au Carlo ou à l'école des Mandaï par exemple). C'est un drôle de monstre à trois têtes, six bras et six pieds... un trio quoi ! Mais avec la particularité de compter dans ses rangs deux bassistes et un batteur. Ils font partie de cette scène underground noise française active depuis 15 à 20 ans qui engendra une chiée de groupes aux sonorités bruitistes, torturées et plutôt sombres avant de se réinventer dans un esprit peut-être plus tordu que torturé et certainement moins introspectif que leurs aînés. On pourrait donc les apparenter à d'autres comme Pigzwilltoast, Drain Pump Booster Day, Kabbuh Ki Buddah,... avec leurs morceaux bien torchés mais plutôt festifs, pas carrés pour un sou dans les structures et chantés dans une langue que j'avoue avoir du mal à cerner. Et si vous voulez un bon conseil, courrez les voir en live si ce n'est déjà fait pour pleinement sentir toute la folie et l'énergie qu'ils dégagent (Le Singe Blanc "Strak !" /Magdalena/Kebenwww.lesingeblanc.org).

Dans un autre registre tout aussi difficile à étiqueter c'est à chaque fois un vrai plaisir d'accueillir la production quasi annuelle du label Fario sous forme d'un split cd superbement emballé dans un format assez atypique depuis les 2 dernières parutions (genre carte postale fendue dans son volet supérieur). Le travail photo et infographique est remarquable, jouant sur le bleu de l'eau ou de la glace, le blanc neige ou encore la démultiplication de stalactites. Le contenu est à l'avenant avec tout d'abord Netherworld et son ambient polaire composée à partir d'extraits de musique classique retravaillés et dessinant des paysages sonores ponctués par une pulsation sourde et profonde. On se croirait par moment plongé dans l'album "Phaedra" de Tangerine Dream. On passe ensuite à Nadja (dont certains se souviendront peut-être du concert assourdissant au Carlo Levi il y a plus ou moins un an) qui déboulent tous drones dehors avec de faux airs de white noise imperturbable. Car il faut prendre la peine de tendre l'oreille ou monter le volume et bien se rendre compte de la richesse sonore faite d'une multitude de détails au sein de cette unique et longue plage de 19 minutes où s'étire un drone résolument évolutif. On rappelle comme toujours que les 2 formations se rejoignent pour un titre commun au centre de cette dixième réalisation pour Fario (Netherworld/Nadja "Magma to Ice" / Fario / www.feardrop.net/fario ).

On espère pouvoir vous parler à la rentrée du prochain fanzine Feardrop, d'ici là passez de bonnes vacances !

27 décembre 2008

Chronique : Abus Dangereux, Hey Colossus, Ultraphallus, Ramon Zarate

* Chronique parue dans le bulletin de la zone (déc. 2008) *

Peut-être aurez-vous constaté l'absence de chronique distro dans le précédent bulletin?

Une irrégularité dû à un manque d'inspiration et de motivation qui me pousse à nouveau à lancer un appel à d'éventuels chroniqueurs en herbe.

Vous souhaitez partager votre passion pour un disque, un livre ou un fanzine dans ces ces colonnes? Il suffit de m'écrire à l'adresse suivante : [distro at lazone.be ]

Ceci étant dit, qu'est-ce qu'on vous a débusqué de bon ce mois-ci? Tout d'abord du local, avec Ramon Zarate, qui commence à convaincre de plus en plus de public avec leurs concerts. Pourtant, lors de l'un de ceux-ci, ils ne m'avaient pas laissé une impression mémorable tant j'avais du mal à les distinguer de la masse des autres groupes stoner anciens ou actuels. A la réécoute je me dis que d'un autre côté ils n'ont rien à leur envier non plus. Bon niveau technique, compos carrées et nettes, rythmiques bien en place, voix rauque à souhait et excellente production pour un premier album. Au bout du compte on peut dire que ça sonne et que ça drive mais ça ne gâcherait rien si ils avaient eu la bonne idée de rajouter un orgue/clavier par ci ou une guitare à l'envers par là, ce genre de fioritures qui distrait l'oreille et rafraîchit l'écoute au bout d'un moment. A (re)découvrir ici- même le 05/12 ou encore au Pot au Lait le 31/12 (Ramon Zarate "s/t" / RZP /www.myspace.com/ramonzarateband).

Et que font le bassiste et le guitariste des Ramon quand ils s'ennuient? Des grilles de Sudoku? Nenni, ils prêtent main forte à Ultraphallus! Ça tombe trop bien puisqu'on allait justement vous parler du dernier album d'Ultraphallus délicatement enveloppé dans une pochette au goût franchement douteux (pelotes de laines et tricot...) quoique partiellement assumé. Par contre, je me demande si le groupe assume vraiment sa prédominance metal au vu de l'étiquette "hypnotic noise rock" de laquelle il s'affuble. Si je ne conteste pas le côté hypnotique et noise de leur musique, j'aimerais par contre qu'il soit mis plus en avant comme sur "Clever worm" incontestable pic de l'album et longue plage lancinante, hallucinée d'où s'échappe un saxo légèrement dissonant. Ailleurs, c'est quand même le metal qui l'emporte même si cela ne manque pas d'intérêt, de surprises et de contre-pieds comme ce "Thrombosis" qui s'arrête alors qu'il vient juste de démarrer après une longue intro. Idem pour ces petites boucles de musique classique insérées ça et là de manière assez incongrue. Rien d'étonnant, ceci dit, quand on connaît le Maggi (crieur en chef) et son goût pour l'absurde et la manipulation de fragments musicaux de ce type comme en atteste son projet solo (Ultraphallus "The clever"www.ultraphallus.be).

Et si vous étiez présents au dernier concert zonard des Phallus, peut-être aurez-vous, vous aussi, été atomisés par les anglais de Hey Colossus qui assuraient la tête d'affiche les doigts dans la prise. Ça s'annonçait fort bien et on n'a pas été déçu par ce furieux sextet maniant guitares, basse, batterie, chant et machine et ayant déjà collaboré à des split cd en compagnie de Todd ou Part Chimp. Leur album est crade, viscéral, sans compromis et noise d'un bout à l'autre. A croire que le producteur (probablement un membre du groupe) chargé d'enregistrer ça était à moitié sourd et aveugle ("J'avais pas vu que ça allait dans le rouge!") ou plutôt qu'il se foutait éperdument de savoir si ça allait passer en radio ou même plaire à quelqu'un. Se fiant probablement à leur instinct et mû par un jusqu'au boutisme sonore impressionnant, Hey Colossus se joue des étiquettes (noise,indus,sludge,...) et nous laisse sur les genoux, bouche bée, les oreilles qui sifflent et l'œil hagard au bout de 8 morceaux, soit 46 minutes dévastatrices. Un seul mot à adresser au collectif Live Till You Die nous ayant permis d'assister à cette intense expérience. Encoooore! (Hey Colossus "Happy birthday" / Riotseason / www.heycolossus.com )

Un peu de lecture maintenant avec le fameux fanzine Abus Dangereux de retour dans nos bacs après une longue absence. Véritable survivant du fanzinat français, Abus compte plus de 20 années d'existence (si si, j'ai vérifié!), toujours bon pied bon œil, quasiment exempt de pub, avec une couverture couleur et un cd sampler. C'est sûr que la ligne éditoriale s'est bien assouplie mais il n'y a pas de miracle, on ne peut tenir aussi longtemps en se cantonnant à l'underground pur et dur. Au sommaire du n°104 entre autres: retrouvailles avec And Also The Trees, Vic Chesnutt (bof, sur le cd on dirait Cat Stevens), les zozos de Stereo Total et les punks frenchie de Hate Pinks qui racontent leur tournée londonienne anglaise. De bonnes découvertes aussi avec Six Organs of Admittance (alias l'américain Ben Chasny) et son folk psyché électrique ou encore Winter Family duo franco-israélien installé à Paris et qui pratique une musique d'une beauté étrange pour qui prend la peine de s'y immerger pleinement. Dépouillée, profonde et empreinte d'une atmosphère quasi mystique, elle prend vie avec quelques orgues, harmoniums et autres claviers atypiques ainsi qu'une voix mystérieuse qui déclame en français et en hébreu. A des années lumières de ça, ce sont les bouffons de Turbo Negro qui font la couverture avec leur look à mi-chemin entre NY Dolls et Y.M.C.A. Pour ceux qui ne les connaissent pas bien, il faut absolument lire leurs frasques en interview, travail des zygomatiques garanti. Par contre leur zique me paraît dispensable, sorte de glam rock moderne(?) et peu finaud, ils ont d'ailleurs déjà assuré la première partie de Marylin Manson... ça en dit long bien qu'apparemment leur passé est nettement plus r'n'r (Abus Dangereux n°104 /www.abusdangereux.net).

Et quand rock & bd s'associent ça donne un cocktail détonnant comme le prouve cet autre numéro d'Abus où certains manient la gratte, d'autres le pinceau ou le crayon alors que d'autres encore préfèrent ne pas choisir. On y trouve un solide dossier consacré notamment à Gilbert Shelton (Freak Brothers), Dan Clowes (illustrateur de pochettes et d'affiche), Morvandiau (qui au passage livre un témoignage édifiant sur la dure loi de la presse), Chauzy, Taga (la petite héroïne chieuse qu'on adore et dont le succès est indéniable), l'incontournable Margerin (Vous voyez Lucien et sa banane?), le non moins incontournable Chester (qui annonce pour 2009 un neuvième et ultime My Way ainsi qu'un prochain SpeedBall) mais aussi notre Jampur Fraize local. Mais les auteurs seraient bien isolés sans les éditeurs et les distributeurs pour les publier et les diffuser. Trois d'entre eux sont présentés en interview. Les Requins Marteaux, un éditeur incontournable responsable de nombreuses sorties dans le monde de la bd indépendante ainsi que de la revue Ferraille. La Mauvaise Réputation, une librairie-galerie bordelaise où l'on trouve littérature érotique, romans et bd gay/lesbiens, polars, fanzines et livres sur le graphisme. Last but not least, la Fanzinothèque de Poitiers, un endroit comme on en rêverait ici et qui rassemble 30000 zines différents! Imaginez 100 ou 200 flight cases remplis comme celui de notre bonne distro et consultables gratuitement (Abus Dangereux n°105 www.abusdangereux.net).

Bon en attendant d'aller faire un tour à Poitiers vous pouvez toujours venir nous faire un petit coucou au rez-de-chaussée les soirs de concert, on compte sur vous!

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1 mai 2007

Chronique distro : Fear Drop, Idiosyncratic Rec., Phil Maggi

* Chronique parue dans le bulletin de la zone (mai 2007) *

Une fois n'est pas coutume, on démarre cette chronique par un cri d'alarme pour tenter de sauver l'un des plus anciens fanzines français spécialisés, j'ai nommé Feardrop. Vous n'êtes pas sans savoir que la diffusion musicale ainsi que le support de reproduction musicale ont bien évolué depuis plus d'une dizaine d'années (développement et accessibilité d'internet, copies de cd facilement et rapidement réalisables, mp3, téléchargement gratuit,...) amenant nombre de disquaires spécialisés ou même généralistes disposant d'un rayon spécialisé à fermer boutique. Ce qui signifie une diminution de plus de la moitié des points de vente du Feardrop, si bien que le numéro 13 pourrait bien être le der des ders. Comment réagir pour tenter d'éviter cela ? Plusieurs solutions s'offrent à vous. Vous pouvez passer à notre bonne distro pour vous procurer certains fanzines et productions du label. Vous pouvez également contacter directement Denis Boyer à l'adresse fear.drop@orange.fr oufario.label@orange.fr afin de passer directement commande. Par ailleurs l'ouverture d'un site www.feardrop.net présentera les différentes productions de Feardrop/Fario ainsi que les moyens de paiements (virement, chèque, paiement électronique) disponibles. Autre possibilité encore, la souscription. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas le principe, il s'agit de payer avant la sortie du fanzine afin de financer celle-ci. Bon d'accord me direz-vous, mais qu'y trouve-t-on au sommaire de ce Feardrop n°13? Janek Schaefer, Rapoon, un superbe hommage à John Balance (Coil) disparu en 2004, K.K. Null, Lionel Marchetti, Toy bizarre, Reformed faction (reformation du mythique Zoviet France), etc etc. Comme d'habitude un cd accompagne le zine histoire d'écouter de quoi on cause, et on a également droit à un livret hyper complet de chroniques de cd/dvd/démos (FEARDROP n°13/Edition Jeunes Garennes/www.feardrop.net). 

         Et si l'on s'inquiète des difficultés rencontrées par un zine de grande qualité que l'on distribue et défend depuis de nombreuses années, on se réjouit par contre de l'envol pris par le label Idiosyncratic Records via cette première sortie et carte de visite en forme de compilation 13 titres. L'initiative émanant d'un lecteur/auditeur assidu du Feardrop (et par ailleurs membre de Idiosyncrasia et Y.E.R.M.O.), on ne sera pas surpris de trouver des similitudes dans leurs tracklists respectives. Ainsi figurent notamment sur cette compil K.K. Null, Rapoon et Janek Schaefer. Mais on y trouve aussi Charlemagne Palestine qui mêle avec humour samples orgasmiques et ambiances rurales, Jazkamer intense et éprouvant noisy drone de 5 minutes ou encore Steffen Basho-Jungens et son folk minimal répétitif. Et puis comme on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, n'oublions pas la présence de Eve and the Sickness (dark ambient onirique et brumeuse) et Idiosyncrasia (du pur drone sur ce titre) tous deux membres du collectif Idiosyncratics. Bref, un beau panel d'artistes internationaux (UK, USA, UKR, JAP, NOR, DE, FR,...) qui devrait captiver les amateurs de drones, de soundscapes étranges ou méditatifs, d'abstractions et de créations musicales plutôt originales ("IDIOSCAPES"/Idiosyncratic records/www.idiosyncratics.net). 

         Puisque l'on parlait d'Idiosyncrasia et Eve & the Sickness, qui peut me dire le point commun entre ces 2 formations ? C'est Phil Maggi que l'on retrouve dans l'une comme dans l'autre et qui développe également un projet personnel sous son propre nom. C'est sur le récent label Young Girl Records qu'il sort "The initials of Jesus Christ" cd-r de 13 courtes pièces enchaînées pour ne former qu'un tout articulé autour d'extraits de films de Jean Cocteau ("Orphée" et "Le testament d'Orphée") et de leur musique. Il décrit son travail comme "Un conte, une recherche sur le larsen et la décadence du son à partir d'une substance poétique et mélodramatique". Difficile d'en dire plus, mais vous aurez compris qu'on navigue dans l'expérimental et le conceptuel. Avis aux amateurs donc! (PHIL MAGGI "The initials of Jesus Christ"/Young girl records/www.myspace.com/philmaggi)

21 janvier 2013

Fear Drop n°15 : "Saiwala - Enquête sur l'esthétique musicale du vent" (Revue + CD)

Fear Drop #15

Revue de 58 pages + CD 14 titres inédits, 2010 - 11,75 €

REVUE :

La belle ambiante : Pour une cinétique des musiques bourdonnantes
Saiwala
Analogies : Nature et musique
De l'arbre chantant à la harpe éolienne
Wind Drops : Le vent chez Chris Watson et BJ Nilsen
Winds(c)haft, des disques traversés par le vent
Le vent, cet invisible, audible ? Les traces du vent dans le travail de C. Peyronnet / Toy.bizarre
Vers la plaine

CD "Neumes du vent - Làgrimas de miedo" :

- The [law-rah] Collective
- Thomas Köner
- Jana Winderen
- Tetsuo Furudate
- Mike Harding
- Frédérique Bruyas
- Philippe Petit
- Black to comm
- Michael Northam
- Francisco López
- BJ Nilsen
- Bruno Moreigne
- Cédric Peyronnet (+ toy.bizarre orchestra)
- Chris Watson

9 juin 2005

Kronik : Phil Maggi, Ultraphallus, Eve and the Sickness

* Chronique parue dans le bulletin de la zone (juin 2005) *

WARNING! Ceci n'est pas une chronique ordinaire! En effet il y sera pas mal question de Maggi sans pour autant vous parler de pigeons s'échappant de chapeaux noirs ou de la fois où on a essayé de scier Frédé après l'avoir enfermée dans nos bacs oranges (celle-ci n'ayant du son salut qu'à une pratique assidue du yoga). 

         Non non, rien de tout ça ici mais plutôt un tour d'horizon des différents projets d'un dénommé Maggi, Phil de son prénom. On commence toutes burnes dehors avec Ultraphallus (pourquoi pas les Mega bites ou les Hollywood Porn Stars tant qu'on y est!) et leur metal ultra lourd, ultra lent qui n'est pas sans rappeller les Melvins et consorts. 

         Chez les phallus, on ne perd donc pas de temps à branler son manche afin d'obtenir un impact maximal hors de compos lancinantes, hypnotiques et assourdissantes. Par-dessus se pose la voix de Maggi, hurlante, rampante ou sifflante et triturée grâce à d'habiles effets. 

         En concert, le résultat est à l'image de la pochette: l'audience reste abasourdie face à ce météorite s'abattant à deux pas de leurs yeux. Toutefois, une question demeure… Comment le résultat n'est-il pas plus noise alors que le mot apparaît pas moins de 5 fois dans les notes de pochettes? (ULTRAPHALLUS "U.1"

         En attendant d'y répondre, on continue avec un projet simplement intitulé Phil Maggi où l'on trouve pas moins de 15 titres écrits et interprétés par notre héros du mois. Principalement composé à base de boucles (claviers, voix,…) artisanales occasionnellement complétées par une batterie ou une guitare, cet album possède les imperfections et les charmes de l'auto-production. Un son particulier qui le distingue de la masse des productions standardisées mais qui le trahit aussi par certaines sonorités un rien " cheap". 

         Une grande spontanéité due à l'utilisation de loops " accidentelles" et une grande liberté de composition en dehors des sentiers battus. Vaporeuses, intimistes, oniriques, ces 15 pièces constituent une sorte de musée imaginaire où l'on préfère se promener seul. Profitez-en, l'expo est permanente (PHIL MAGGI " The land of flow and generosity"). 

         Et on enfonce le clou avec Eve and the Sickness pour clôturer cette magistrale chronique. Derrière ce nom énigmatique, un duo composé de G. Marguerie et P. Maggi qui a réuni 11 titres issus d'impros à classer au rayon dark-ambient (3ème allée au fond à gauche en rentrant dans la distro). Une plongée dans un univers résolument sombre et malsain d'où l'auditeur ne ressort pas indemne tant il est difficile de prendre de la distance par rapport à cette œuvre morbide. Soulignons cependant que le but n'est pas de se complaire dans la noirceur mais plus probablement de regarder sa partie sombre droit dans les yeux afin de ne pas la laisser nous surprendre, nous effrayer, bref nous dominer. Et puissions-nous en ressortir grandis…Sinon on parlait bien de zique si je ne m'abuse ? Ici les chants liturgiques côtoient de profondes nappes, des sons de cordes frottées s'étirant dans des résonances infinies ou des cymbales frappées de ci de là. Le tout baigne dans une atmosphère brumeuse comme un rêve (cauchemardesque?) éveillé (EVE AND THE SICKNESS " The absolute"). 

         Et si je vous disais qu'en plus des trois projets dont on vient de parler, le bonhomme officie aussi dans le plus idiosyncratique duo liégeois qu'on ait jamais connu, le croiriez-vous ? Mais ceci est une autre histoire qu'on finira bien par vous conter dans l'une ou l'autre de ces chroniques distro. Nous voici déjà à la fin d'une saison qu'on a à peine vu filer, on se retrouve donc dès septembre pour vous causer entre autre des dépôts de Parametric (electro) et Sounds Around (dub/electro). 

         D'ici là, allez voir le Festival des Pierres levées, le Bear rock (gratos!), le Rock Herk (gratos!), le Verdur rock (gratos! et cette année il y a Girls against Boys, Chicks on speed,...) bref autant d'occasion de ne pas s'emmerder et d'écouter de la bonne musique. Bises

1 mai 2004

Kronik : Bananas at the Audience, Kill Yourself, Mycose, Inner Terrestrials, etc.

* Article paru dans le bulletin de la zone (mai 2004) *

Salut à toi, fouineur(-euse) insatiable à la recherche du disque qui ne changera sans doute pas ta vie mais peut-être ta journée, ta semaine ou ton mois. 

               Qui sait? Ce sera peut-être Bananas at the audience qui récidive avec un deuxième album bien dans la lignée du précédent (cf.chronique distro janvier 2003) mais qui frappe encore plus fort. Plus fort notamment au niveau de la production qui donne davantage de coffre aux morceaux. Des morceaux enchaînés pratiquement sans temps mort, remarquables de concision et riches en émotion. Un excellent et dynamique mix de punk, de noise voire même de soul avec cette voix qui prend aux tripes. Un retour vers le futur de la noise française comme on pouvait l'envisager dans les années 90 avec Condense, Bastard, Prohibition,... (BANANAS AT THE AUDIENCE Staring at the surface). J'en vois parmi vous qui frétillent, alors je continue sur ma lancée en attirant votre attention sur un dépôt reçu en décembre à l'occasion du concert de l'année à la Zone (ou presque...). J'ai nommé le 7 titres des Anglais de Kill Yourself qui pourrait tenir tête à pas mal de productions enregistrées sous la houlette de Steve Albini. Basse plombée et métallique qui claque sec comme la batterie et guitares en lames de rasoir de rigueur. Bref tout l'art d'un son puissant mais naturel. Pas davantage d'artifices dans la voix, déclamée et non hurlée, ce qui ne l'empêche pas de s'imposer dans des compos remarquablement équilibrées où chaque élément est à sa place. Sobriété et puissance, voilà les 2 mots d'ordre de ce putain de bon disque dispo à ta distro en vinyl ou en cd. (KILL YOURSELF A sweet touch of man e.p / Gringo records

               Et comme j'adore me mêler des affaires des autres, je vous livre en prime une p'tite chronique d'un super zine format A5 intitulé I turned into a martian. On pourrait croire qu'il est dédié au space-rock vu son titre, mais détrompez vous c'est plutôt de punk, de hardcore, de noise ou d'electro qu'on y cause en gardant l'esprit ouvert. L'esthétique est un peu limite, genre d.i.y, mais finalement le côté artisanal de la mise en page renforce le charme de l'objet. Niveau écriture c'est pas intello ou prétentieux pour un sou mais, au contraire, ça sent l'enthousiasme et l'envie de faire partager/découvrir. Et pour entendre les groupes dont vous cause ce zine y z'ont même pensé à une super compil 18 titres en bonus pour le même prix. Allons-y pour un sommaire non exhaustif: interviews de Seven hate,Bumblebees,Punish yourself,International noise conspiracy,Division of Laura lee et même des créateurs de Feardrop (la crème des fanzines disponibles à votre distro favorite)! Chroniques live,disk et zine sont également de la partie. Pour ce qui est du cd, on a droit à de l'emo punk avec Second rate et Flying donuts avant de passer à quelque chose de plus pop via les Dead pop club et Devon Miles. Les excellents Bananas at the audience prennent le relais avant de céder la flamme aux fabuleux Frodus et Maria Blonde pour un mélange emo/post-rock torturé à souhait. Et ça continue comme ça jusqu'à la dernière ligne droite electro-indus tracée par Punish yourself, Fast forward, P.U.T, ... De la bombe vous dis-je, et après avoir allumé la mèche, je me tire en douce et laisse à Fred le soin de vous conseiller moult lectures et p'têt même quelques disques. (I TURNED INTO MARTIAN n°3/automne 2002

               Il y a tant à lire... (que j'ai à peine le temps de l'écrire), je m'arrache encore des choix cruels tandis que la mèche se consume. Youp' et promesse promise précédemment tenue car il y en a toujours et encore, une vraie corne d'abondance (qui rime avec ...) le MYCOSE Team, et que d'aventures. Noyades : médecin Lieutenant-Colonel Lartigue noir et blanc de Benjamin Marti déjà sorti en 2001 et à rappeler. Collages de photos, dessins, de mots arrachés, c'est comme un roman-photo réinventé, que dis-je, scénarisé et illustré en toute intelligence. A la base de ce scénario post- moderne : La noyade et les accidents de l'immersion du médecin Lieutenant-Colonel Lartigue paru en 1952, émergé et essoré par un cynique Benjamin. Pour le goût, un 'tit p'tit Une vie d'ange... consignée? de not'P'tit Marc (du temps 2002), pitites cases d'humeurs qui grattent où ça chatouille et vice et vices et versa, une vingtaine de petites fenêtres sur les vies de not'P'tit Marc. Un trip Casey's : gold & silver Smith shop de Laurent Impeduglia. Le style Laurent Ouest lointain pour sûr, des cow-boys en os, des mickeys non maquillés, des guns, man. Vignettes de la mère Ique plombées par un kid de chez nous, tout un symbole. Deux pour le plaisir de suivre Cahier de Brouillant #3 (2001-2002) et #4 (2002-2003) de, par et avec Bosley. Aaaarrrhh, voilà ce que ça donne quand il brouillonne, des morceaux de Bosley... Un carnet de moments flous et noirs comme des rêves, à l'écriture percutante et nette d'une machine à écrire, interrompus d'échappées anecdotiques dans la vie de notre comix-brouillonneur. Et une surprise venue d'ailleurs Le Martien gadget #11 : avec une pierre de Mars (ça fait juste une petite bosse) édité par Chamalières et Rock Hardi (en France),43 pages pour ce numéro exceptionnel, venu de France là-bas, un double hommage et une cadeau entre la p. 12 et la p. 13... télescopage Martien-Pif perpétré entre-autres par not'Gof d'ici (Effet Placebo), mais aussi d'ailleurs et dans le désordre, Gomé (Quoi de neuf chez la famille Manchacouille?, Journal du Gadget : Mister Brain à la recherche de la pierre de Mars), Caritte (La véritable histoire du rock'n'roll : souvenir, souvenirs), Morgan (Tok et Tok), Prilleux et Lehmann (Moulard : le 28ème gadget : nouvelle), Jons (La semaine prochaine, Moldur et Lewinski 203 épisode 3), Moog (Le pipi de ma p'tite soeur), Ribaire (Pif (et son) Gadget : hommage), Besseron, Lehmann et Moog (Journal des jeux), Obscurator alias Jakob Klemencic (La main). S'il ne devait rester que ce Martien comme unique témoignage de notre belle civilisation pour les générations lointaines à venir... la tête des archéologues en ce beau jour de Mars 10.004... 

               VidéOzoneur-es, et autres affamé-es du cerveau, nous avons le plaisir de vous proposer une distribution incroyable de richesse grâce à la coopérative de diffusion/distribution de textes, sons et images Co-Errance (littéralement, recherche d'une autre voie, ensemble, voir bulletin d'avril), pour les détails c'est sur le site de la Zone, trop d'abondance... Puissiez-vous dormir avec les puces : journal de l'après-génocide au Rwanda d'Albert Hilbold aux éditions Homnisphères dans la Collection Témoignages africains (2003). Les mots des autres aux éditions Fremok dans la Collection Territoires (2002), 131 pages de mots. Les périphériques vous parlent #17 : printemps/été 2003. Cassandre : l'art principe actif #56 : hiver 2004.Autonomie artistique : et société de communication. Exils : No passaran ! : hors série : printemps 2003. Vacarme #25 : automne 2003 avec à la fin un cd Dans la frontière par le collectif Précipité, une revue sonore sur cd (http://www.vacarme.eu.org). EcoRev : revue critique d'écologie politique : #15 : hiver 2004 : enfermement de la misère, misère de l'enfermement. Le gouvernement mondial : Etats post-nationaux, réseaux d'influence, biocratie aux éditions Homnisphères (voir aussi : www.universite-tangente.fr.st). Indésens : revue indépendante : #7 : hiver 2004, (www.indesens.org). CQFD : ce qu'il fallait dire, détruire, découvrir... #9 : février 2004 (www.cequilfautdetruire.org). Informer sur l'information : petit manuel de l'observateur critique des médias, on a raison de se révolter... Je vous conseille, si faire se peut, d'aller visiter le catalogue en ligne très bien fichu www.co-errances.org et le méga-magazine électronique :www.co-errances.info

               Boucle la boucle, et du coup j'y vais de mon final musical, qui va comme qui dirait de soi. Un petit tour à Anvers ne revient pas les mains vides, et à l'issue d'un méchamment bon concert, direk dans les bacs à roulettes, les deux dernières réalisations de nos vaillants camarades d' INNER TERRESTRIALS, testés et largement approuvés. Du ska ET du punk, ET du ska ET du punk, la batterie qui roule toute en tatoum-tatoum (doit-on encore rappeler les bras qui ont porté le rythme de Conflict?), la basse soutenue avec un sacré doigté, une guitare entraînante, une voix qui rugit et qui clame, flûte, melodion et mandoline ... Inner Terrestrials nous offre du nouveau, enfin, et pas du pipi du chat, bien plus sauvage genre gros félin griffu. Avec X, on va encore plus haut et plus loin, autant par la musique que par les textes. 12 morceaux accrocheurs pour not' plaisir d'agité/es raisonné/es. On entre avec dans l' IT!RO comme dans du beurre, la basse qui dub, la guitare faussement sage, et la batterie... et ça passe vite au mirifique punk de not' temps et le mots de toujours sur l'Anarchy, le droit à la vie, la liberté, l'action. Court et annonciateur, Pi ronronne de guitare sans une chanson chantée. On glisse vers un nouvel hymne à notre actif. War, dégage, écoute un peu tout en remuant le popotin, ça décolle sec et te retourne en l'air, des envolées annonciatrices de décollage. Et des courses-duo guitare-bass, courses de duo des voix du guitariste et du bassiste (plus présent lyriquement), Xperiment! Toujours de quoi se laisser entraîner dans la tourmente : la dubby Mountain off Led, le gigotant Off with their heads (itou sur le 'tit mais costaud Guns off Brixton), l'engageante Movin on song, le foufou Ect, la guitareuse T.V., Journey façon IT en Dubland. L'album se termine sur une jolie et triste mélodie, une ballade pour Barry Borne, un bel hommage et un accompagnement en douceur d'une toute belle voix féminine ; beau contraste et mélodie du coeur en mémoire de cet humain qui est allé au bout de ses convictions. X : Mortarhate Records, 2003 : 12 titres. Un petit plus pour compléter le déjà bien goulu X, un trois titres, plus de 10 minutes quand même ce Guns of Brixton, rythme infernal et phagocytose pour ce Guns of Brixton (eh oui reprise des Clash, en énergie IT...), on retrouve Off with their heads déjà dans le fougueux X, c'est le même, hurle la hargne et vogue les guitares et la cerise on ze cake, War en live qu'on s'y croirait, et oui, c'est aussi bien et même plus en vrai!!! Guns of Brixton : Mortarhate Records, 2003 : 3 titres. A écouter et à voir. On l'aura compris, il y a des enthousiastes. Pas moyen d'écouter sur le net net, mais pour toujours en savoir plus (tournée en cours et prévue) : Site : www.innerterrestrials.org.uk et pour bonjour : mail :innerterrestrials@yahoo.com et si Barry Horne vous interpelle :http://www.arkangelweb.org/barry/ 

               Phil Distro et Frédéfrédé

1 mai 2003

Kronik : New.Aif, Hitch/Haymarket Riot, Kabu Ki Buddah/Bananas at the Audience, Sun Plexus/My Own

* Chronique parue dans le bulletin de la zone (mai 2003) *

Salut, 

               Ce mois-ci, petit retour en arrière sur quelques plaques méritant qu'on s'y attarde. On commence avec NEW.AIF dont vous avez peut-être pu apprécier le live en direct chez notre ami MRK dans son émission "Sans barrières, ni barreaux, ni frontières" sur Equinoxe FM. Un projet elektro mené par un seul homme, Fred, qui après diverses expériences de groupes s'est lancé dans le trip "Man machine". Grand admirateur de KRAFTWER ainsi que d'une floppée d'artistes des 80's d'ailleurs, il combine sur son premier cd, l'esprit minimaliste de cette période et le côté dansant de la scène tekno-elektro actuelle. Un mélange de froideur et d'humour assez attachant. Par exemple les commentaires sportifs samplés sur la TV espagnole ou simplement le nom du projet (subtil jeu de mot) contrebalancent les nappes profondes et certains vocaux plus dark (NEW.AIF "Suspicious mail"). J'en vois qui font la fine bouche (c'est de bonne guerre, ah ah ah!). Peut-être préféreront-ils le split 45 t entre HAYMARKET RIOT et HITCH, dur à l'extérieur mais moëlleux dedans. Dans un registre emocore, les premiers sont assez influencés par At the drive-in tandis que les seconds assurent toujours dans la voie qu'ils ont tracée avec leur dernier album "Monolith". Dynamique, incisive et mélodique. Sachez enfin que les 2 groupes joueront le 11/05 à l'Escalier (HITCH/HAYMARKET RIOT "La Calavera", dans "Figuritas 45 singles series" /DELBOY records

               Petit tour en France ensuite avec un autre split 45t, celui de KABU KI BUDDAH et BANANAS AT THE AUDIENCE qui font dans le noise tendue même si quelques cordes et autres instrumentations plus acoustiques viennent agréablement aérer l'ambiance. Par contre, un simple coup d'œil sur la pochette génial! on dirait une parodie (?) d'affiche de film série Z nous montre à quelle bande de gusses on a affaire. Pas vraiment le genre "névrosé criant ses frustrations à la face du monde", mais plutôt un look "rien à foutre" et l'air toujours prêt à déconner. C'est qu'on les classerait volontiers dans le festif si l'on n'avait peur de les voir alors confondus avec bon nombre de daubes vendues sous cette étiquette (KABU KI BUDDAH/BANANAS AT THE AUDIENCE "Alerte au Macaque en ferraille"/S.K. records). On termine toujours en France avec un split 45t de plus (décidément!), celui de MY OWN et SUN PLEXUS, les premiers sont très noise et mélodiques, quelque part entre Blonde Redhead et Heliogabale, torturés et sans concession festive aucune. Les seconds en revanche, explorent une veine plus "electro-acoustique" où les modulations se mêlent aux grincements et autres bruits bizarro-industriels. Saupoudrez le tout de parties vocales ressemblant plus à des onomatopées qu'à toute langue existante à ma connaissance et vous obtenez un bon morceau d'expérimental bien barré qui ne dépareillerait pas sur un label comme Amanita par exemple (Sun Plexus/My own "Piétons/Périfluide"/Ruminance). Tu as lu ça!? Ben viens ecouter maintenant ... 

               Ciao

               Phil

17 mars 2001

Distro News

* Article paru dans le bulletin de la zone (mars 2001) *

Petit tour d'horizons non musicaux, je le dis haut mais sans crier : non, non, non, non, les zines, les livres n'ont pas disparu de notre bien-aimée Distroï. 

        Ils ont, eux aussi, profité d'un nouvel écrin, et les voici de retour dans notre tout autant bien-aimé bulletin de la Zone. Ce silence "écrit" (écoutez donc Equinoxe FM le premier dimanche du mois de 21h à 22h) étant dû à quelques aléas de la vie. Alors zalors ? Tant de choses dans nos beaux nouveaux meubles rouges ; revenons quelques pas en arrière : 

        Pour les amateurs et les curieux de nature : COSTES, L'ART CRIMINEL, texte de Jérôme Noirez; illustré de photos et de dessins en noir et blanc d'Anne Van Der Linden aux Editions Faméliques. "Ce livre est consacré à Costes et à la petite musique de la mort qui résonne dans sa tête et dans la mienne." 

        Pour ceux qui aime prendre un bon plaisir et recevoir des cadeaux, le nouveau et très fourni COCU COMIX #3 juillet-août 2000 : le zine des amis d'ta femme : une nouvelle pleine foison de BD et d'articles de fond de culotte : LE dossier "Vive les vacances" et en kadô, un petit ruban jaune pour dire NON à la chaude-pisse ; "entretien de vacances" où, en 2 pages, on sue, on espère, et on flippe avec le pauvre Georges ; "La cité des arbres fruitiers" où on apprend que ce n'est pas parce qu'on fabrique des magnétoscopes qu'on a les moyens de s'en payer un ; "Attention au départ", s'il suffit d'un uniforme pour faire sa petite loi, alors il ne nous reste plus qu'à nous inscrire dans une école catho ou aux scouts... ; "Boycott du mois : le travail" , c'est clairement dit : tu trimes pour produire, t'es payé pour consommer. T'es né pour travailler. Découvre l'origine de ton malaise, mais la solution ? une 'tite bibliographie pour y voir plus loin que le bout de ce qu'on veut. 

        Et, là, pour nous et pour vous faire plaisir, une découverte : Les Editions de l'Heure : nous avons rencontré Ghislain Olivier, lui, ses mots et ses livres nous ont emballés. Il y a les écrivains, c'est sûr, mais il y a les individus écrivant, ceux qui pensent et parfois écrivent. Ghilain va à la rencontre de ces derniers et met en forme de livres leurs textes. Il le fait pour l'amour du livre, de l'objet, de l'art, mais il le fait parce qu'il a l'amour des gens et de leurs mots. Les Ed. De l'Heure se sont tournées vers la micro-édition, les livres sont réalisés de façon artisanale et tirés à un très petit nombre, 10 à 15. Ce qui donne des beaux petits livres, au papier version vélin, nature, quelques pages cousues de fils blancs... Ces livres ne sont pas que des mots, ils sont beaux des mains qui les ont fabriquées et des gens qui les ont écrits. À votre disposition dans nos mains mignonnes un catalogue qui aborde sans distinction particulière tous les genres dans des textes inspirés d'esthétiques et de rencontres très diverses et signés par des auteurs belges, français et américains. 

        Alain nous abreuvant toujours de ses merveilles, trompetons l'arrivée de FICTIONS DE L'ÉTRANGER, Quasimodo #6 : bourré d'articles tournant autour du thème de(s) (l')étranger(s) ; ethnicité, corps soupçonné, alibi culturel, corps étranger, ... de SPORT ET VIRILISME aux Ed. Quasimodo et fils : hommes, femmes, violences, emprises, entraîneurs, domination, témoignages, etc. 

        Encore et toujours chez nous-chez vous : l'Alternative Libertaire et le Devor-Rock du mois, Mindbreaker, Combien de "sales" féministes faut-il pour changer une ampoule, L'égalité animale expliquée aux humains, Bang Bang : garanti 100 % pédé, ... Les petits bijoux des Editions Esprit Frappeur à l'honneur nous sont arrivés en masse et sont aussi vite repartis en masse, et, à la demande pratiquement générale, bientôt dans pas trop longtemps, une nouvelle fournée est très impatiemment attendue. Du pas cher, du intéressant, du marrant, du DIY, et nous donc, vous attendent à la Distroï tout à c ôté de la musique et non loin des tables et du thé-café-douceurs .

        À la prochaine étape de ma connexion... 

        Frédé

17 novembre 2000

Distrau

* Article paru dans le bulletin de la zone (nov. 2000) *

Hell, ô Bichoux nettes et pas nettes, 

        Et bien, nous voilà installés dans nos bôs locaux nouveaux... Enfin, pas tout à fait définitivement puisqu'il y a fort à parier qu'il faudra se farcir les quatre coins du nouvel espace au rez-de-chaussée (derrière la porte vitrée pas orange) pour venir nous faire coucou! 

        Tout ça parce que la saison promet d'être mouvementée tant on annonce de l'animation dans notre ancien antre (à commencer par Costes fin octobre). Qu'à cela ne tienne, les roulettes vont permettre de se mouvoir fissa pour vous présenter les récoltes estivales de zines, revues, bouquins et autres brochures. Petit tour très sommaire de ce cocktail de papiers-cartons : il y a tout d'abord l'intégrale des Éditions de l'Esprit Frappeur (tout le monde les reconnaîtra au milieu des Librio et Mille et une Nuits). Pour les Éditions du Lézard, on pourra passer commande chez nous ou carrément visiter la librairie Entre-temps à Barricade (19-21, rue Pierreuse, du lundi au samedi entre 13 h 30 et 18 h 30). 

        La BD est également au menu avec les punk-rock comix by Chester & friends (on se grouille car il reste peu de copies des 3 recueils!). Jampur Fraize & Phil nous ont, eux aussi, gratifiés de certaines de leurs histoires tordues (y a du "babouin" et de l'"épitre" dans l'air). Georgy de Saint-Maur s'y colle itou avec la plaquette "Descente aux Cent Verres" et Dish sévit, pour rappel, dans la "Mozette des Sports" (la gazette du Zéro 2000). On croisera plus tard le numéro 3 du Cocu Comix, par Les Amis de ta Femme. 

        Plus sérieuse et regrettable est l'annonce de la fin toute proche pour le mensuel Alternative Libertaire que l'on pourra néanmoins se procurer jusqu'en décembre. On espère voir venir une succession à AL, genre ce qu'est Bang Bang (le n° 3 est là) à Star, c'est-à-dire une revue de référence pour ce qui est du rayon (anarcho) gay & lesbien... 

        Il y a aussi le somptueux Fear Drop #7, un spatial rendez-vous électro -musical (incluant une compil'cd featuring Tribes of Neurot). Et pour ceusses qui n'ont pas froid à leur anglais, on mentionnera les numéros d'été et d'automne de l'éco-revue excellentissime, Green Pepper (organe d'info du réseau anti-mondialisation "Eyfa" et les très pro-cycle Annoying Crack #6, 7 et 8 (tonik effort solo d'un fou de vélo à la démarche très D.I.Y.). 

        Pour la zizik, calme avant la tempête, mais sachez tout de même que Hitch (45 tours 3 titres), .Hellectric (cd 13 titres), AHellaGoodBandName (5 cd différents et 1 K7), 99 mg/Laurent Pernice (split cd - et plus - chez Fario le label du zine Fear Drop) et les volets 2 et 3 des compils cd "First Steps and False Alarms" (lo-fi du coin) sont venus grossir les rangs lasereux & vinyliks déjà bien serrés. 

        Bonne pêche & à bientôt, 

        Xian

28 juillet 2013

Konpilanetik

DSCN1756

CD compile 8 titres, FR - 10,00 €
Lanetik Egina

  1. Argia - Bonben Azpian
  2. De La Daube - A pava és az ember
  3. Dementzia - Gaizki banaturiko aberastasunak
  4. Dingwash - Jah is no secret
  5. Gazteak - Algunos policias
  6. Komando Kaltzontzilo - Intsumisioa
  7. Skunk - Skeubedub Style
  8. Zelig - Me balanceo
1 octobre 2007

News

* Article paru dans le bulletin de la zone (oct. 2007) *

Qui n'est pas déjà passé par la distro? Que ceux qui lèvent le doigt se rattrapent la saison prochaine!
Au rez-de-chaussée de la zone grouille une équipe motivée à chaque concert (ou presque... personne n'est pas parfait mais à vrai dire jusqu'à présent les fermetures exceptionnelles en une saison varient entre 0 et 2. Pas de quoi fouetter une puce donc.).

Vinyles, zines, t-shirts, cd's, dvd's, bouquins, k7 (voire briquets, cartes postales ou autres tchiniss à l'occasion). Vous m'en mettrez 350 gr.? Ok!

La distro c'est un peu comme le fromage belge: varié, piquant ou doux, dur ou mou. Des groupes qui sont passés dans notre cave, des groupes appartenants à des labels qu'on aime, des groupes locaux, de la BD liégeoise, des disques d'occasion, des vinyles russes, des t-shirts italiens, des compiles en veux-tu-en-voilà...quand j'vous dis qu'il y a le choix!

Donc en attendant que le groupe commence, pour - entre les groupes - respirer un peu d'air moins enfumé et saturé de sueur aigre (quand il y a du monde et que ces messieurs préfèrent valser torse-poil par exemple) ou pour redescendre les pieds sur terre après avoir justement pris son pied en bas: la distro est là.

Ce n'est pas un magasin, aucune obligation d'achat. Tu peux passer juste pour tripoter un disque, l'écouter, papoter, boire une tasse de café ou de thé (accompagnée de gougouilles – gâtés que vous êtes), feuilleter quelques zines, mater l'expo mensuelle ou juste prendre la température.

Un bémol. Quelle déception chaque année après l'inventaire des stocks, de se rendre compte que plusieurs articles ont disparus! Cette année encore une dizaine de cd's, des vinyles, quelques zines et des t-shirts ont terminé leur voyage dans des mains crochues. C'est triste, vraiment. Pour les groupes/assos' qui se décarcassent. Pour la zone aussi car ça troue un peu plus le budget à chaque fois car nous payons les pièces chipées aux distributeurs. Aucune raison pour qu'ils pâtissent de la bêtise de certains.

La distro ce n'est pas la fnac ou tout autre supermarché de la "culture". Nous essayons toujours d'obtenir les articles au prix le plus bas possible sans que le groupe soit lésé et y perde (même si ça arrive, mais dans ce cas c'est leur choix et bravo). Tout ça en concertation avec le distributeur lui-même. Qui est bien souvent le groupe/l'auteur. Que ceux qui volent la distro aient le cul qui gratte atrocement pendant 27 ans!

Pour joindre la distro, c'est à chaque concert (soyez pas timides, la porte est juste fermée pour les courants d'air) ou par mail: distro.zone [at ] gmail.com

On se voit au rez!
* klaire *

16 janvier 2006

News Distroï

* Article paru dans le bulletin de la zone (janv. 2006) *

Hello, 

         Vous êtes malins ou fauchés et avez donc stoïquement résisté à la frénésie de consommation animant la plupart de nos congénères en cette période de fêtes ? C'est très bien, vous allez pouvoir à présent investir l'argent économisé avec tout le bon goût qui vous caractérise dans nos beaux livres, cd et/ou vinyls. Par exemple le p'tit dernier de la Famille Plastic, tout mignon dans son maillot à rayures roses et noires cachant à peine son cœur de rocker. On attendait les pensionnaires du Two-Star Hotel au tournant histoire de voir s'ils allaient tenir les promesses du live et c'est bingo ! Dansant, nerveux, concis (12 morceaux en 40 minutes), on tient peut-être la réponse à tous ces groupes anglo-saxons surmédiatisés style Yeah Yeah Yeah's, Radio 4, Rapture,... Alors que demande le peuple ? Un hit radio ? Y'a largement ce qu'il faut pour autant qu'on ait pas à faire à des programmateurs frileux. D'ailleurs si on voulait jouer les difficiles, on pourrait même ergoter sur le fait que le son est trop bien produit, limite radiophonique et pas assez brut. Mais va-t-on vraiment leur reprocher ? (TWO-STAR HOTEL " s/t " / Sounds of Subterrania). Si tel est votre avis, on a peut-être ce qu'il vous faut avec le noise rock gentiment déjanté de T.D. Hoffset, trio débarqué de nulle part pour aller loin on l'espère. Une rythmique basse-batterie super solide, bien groove soutient une guitare noisy et des vocaux délirants (yaourt ? micro cassé ? samples 8 bits ? boîte à vache ?). Le tout a parfois de fausses allures de foutoir à la Liars mais révèle rapidement la maîtrise de 3 types ayant sûrement dû écouter un tas de trucs : de la noise, du psyché, du kraut-rock,... En live, c'est pareil mais exposant 10 alors allez les voir si vous en avez l'occase car ils jouent assez rarement (T.D. HOFFSET " Yaka "). Eux ont joué fin septembre grâce à la bienveillance du collectif  Live till you die et ont méchamment fait trembler nos murs ainsi que nos tympans. Qui ça ? Suma, des Suédois heureusement plus concernés par le stoner/heavy rock que par le black metal. Sur scène on reste impressionné par leur côté ultra lourd, puissant et à la fois hypnotique presque envoûtant. Cette dernière facette s'estompe en studio car même si ça reste un peu psyché, c'est surtout le côté pachydermique qui domine ces 9 titres où l'on trouve aussi une touche de blues (SUMA " s/t " / Speakerphone recordings). A mille lieux du blues sur une carte géo-musicale, on trouve le duo/trio anversois Pressure Control et sa dark electro de très bonne facture. Les larrons n'en sont pas à leur coup d'essai puisqu'ils officiaient déjà en tant que Vomito Negro dans les années 80 et la vague ebm au côté des Klinik, Front et autres Agrumh. Ici les beats electro/techno se mêlent aux nappes profondes et autres séquenceurs basses rappelant par moment l'équipe précitée. La voix est grave, rampante et légèrement saturée. La plupart des compos sont très convaincantes exceptés 2 titres orientés techno-trance dont on se serait facilement passé (PRESSURE CONTROL " Vamp " / Daft records). 

         Et vous aussi, vous pouvez facilement passer nous voir à la distro à chaque concert ou presque. 

         Alors à bientôt! 

alain.nabate.free.fr/tsh/home.htm - www.suma.bazz.nu -www.pressurecontrol.be

17 janvier 2003

Distro News/Kronik

* Article paru dans le bulletin de la zone (janv. 2003) *

Court mais bon ! 

               Telle sera la devise de ce billet afin de ne pas vous saoûler davantage en cette période. 

               Et telle pourrait être aussi celle des frenchies de Bananas at The Audience sur leur excellent album éponyme. Incisifs, concis et grinçants, ces 9 titres nous replongent dans le meilleur de la vague noise française ayant déferlé au milieu des 90's, pour le plus grand plaisir de la programmation de votre salle et de vos oreilles. Pas de concessions au son metal/hardcore comme chez beaucoup, ni d'introspections post-rock comme pour d'autres. Juste un très bel instrumental jazzy pour calmer le jeu en final (Bananas At The Audience " s/t "-autoprod.). 

               On ne quitte pas le format court et bruyant avec nos super-voisins de Seasick. JJ et Jer, non contents de faire la bringue avec Experimental Tropic Blues Band dans tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une salle de concerts à Liège, s'adjoignent également les services de Ben (bassiste de Two-Star Hotel) pour former un trio qu'il est permis de qualifier de "généreusement borné". Très direct, très brut, principalement noise, mais également influencé par le blues (on y revient) de préférence crade et déglingué, leur premier album autoproduit laisse augurer du meilleur et n'a rien à envier à certaines pointures qu'ils admirent probablement et que je ne citerai pas cette fois-ci. Rien d'étonnant à l'hystérie “qu'ils déclenchent lors de leurs shows quand on sent l'énergie qu'ils mettent rien qu'en studio”. (Seasick “The Seasick phenomenon” -autoprod.). 

               Et après toute cette agitation, vous vous laisserez bien tenter par quelques douceurs de chez Swing Deluxe/Car Rental Vacation sur leur compilation joliment emballée “Achtung autobahn”. Ce n'est pas du kraut-rock et encore moins de l'electro comme on pourrait le croire mais principalement de la pop avec de ci de là des climats plus tendus et le ton qui se durcit légèrement (emo pop ou emo core ?). On y retrouve les excellents Reiziger ainsi que les fabuleux Robocop Kraus (il faut absolument les faire jouer !), qui côtoient Oliver Twist ou les très hardcore/noise Milemarker. 

               Et ceci marke la fin de cette chronique. 

               Phil 

               ...Ben non disait clairement Claire, moi je continue la rubrique en vous disant : 

               Wow Wow Wow ! voici une bonne nouvelle, un peu comme un cadeau du père Noël en avance : l'équipe distro s'agrandit ! Mais qui a le courage de nous rejoindre ? Ils ne savent pas ce qu'ils font, les pauvres fous... 

               Well come donc à Julien (310kg, 2m14, 12 dents blanches et des lunettes ; vous le connaissez probablement, c'est lui qui organise les concerts P.M.A.) et à Holy (7kg, 3m78, 599 cheveux roux et un chien ; ben lui aussi vous l'connaissez sûr'ment pask'il faisait partie des sonorisateurs d'la-salle-d'en bas-où-vous-allez-voir-les-concerts-et-nous-aussi !) 

               Maint'nant à la distro on est tout plein et ça va chier!! 

               Claire

17 juin 2002

Distro News

* Article paru dans le bulletin de la zone (juin 2002) *

DISCONEWS by Phil 

               Comme on n'est jamais aussi bien servi que chez soi, cette chronique distro sera exclusivement consacrée aux productions noir, jaune, rouge. 

               À tout seigneur, tout honneur, on démarre avec Reiziger. Les rois de l'émo pop sont venus rassasier nos bacs et vos oreilles de leurs galettes. Y en a des petites, des grandes, du vinyl ou du laser. On ne reviendra pas sur le retour (en bac) de leurs anciennes et excellentes productions estampillées Genet pour se concentrer sur leur dernier album en date "My Favorite Everything" où les mélodies sont toujours aussi essentielles, portées par une voix vibrante d'émotion et des guitares tantôt délicates, tantôt furieusement noise. 

               Un disque enregistré avec un plus gros budget, qui nous oblige à le vendre un peu plus cher qu'on ne l'aurait voulu, même si cela reste tout à fait honnête (Reiziger"My favorite everything" - Stick Sister). 

               Sur le label bruxellois Magnet Records, on trouvait déjà quelques sorties intéressantes comme l'album de Tongue ou celui d'All Eyes West. Vient maintenant s'y ajouter la nouvelle plaque des borains de Janet Adkins avec laquelle le groupe semble enfin avoir trouvé son son. Exit le côté voilé, ramassé de leurs précédents enregistrements, ici on gagne en souplesse et en clarté avec 14 plages qui groovent et serpentent dans des volutés psyché noisy. La voix, toujours aussi rauque, donne même à penser que l'ami Arno se serait invité sur un morceau. Seul bémol, je ne pige quasiment rien à leur anglais au point que j'en viens à me demander si ce ne serait pas du beau yaourt que toute cette prose... À quand les paroles imprimées dans le livret? (Janet Adkins "In A Dream" - Magnet Records). 

               Un petit tour du côté d'Anvers maintenant où Frédé s'est courageusement rendue pour aller y pêcher les dernières nouveautés de chez Conspiracy. 

               Beaucoup de bruit, beaucoup de core et un nom qui m'a fait bondir toutes griffes dehors. Quetzal, pas l'oiseau mythologique mais bien le quatuor emo punk dont le "Messenger Lies Bleeding" m'avait laissé sur le cul pour un bout de temps. Et ben là, syndrome inverse de Janet Adkins, on dirait que le studio producteur ou le temps consacré à l'enregistrement de "Dead end tracks" ne leur a pas vraiment réussi. Où sont passés la rage bouillonnante et les éclats incontrôlés du précédent l.p.? Envolés ou plutôt gommés comme si on avait pris soin de bien arrondir les angles. Reste malgré tout quelques bonnes compos dont on ne manquera pas de vérifier l'efficacité live au Bear Rock Festival à Andenne. Ça se passe fin juin, en plein air et pour zéro balles. Sympa, non? (Quetzal ÒDead end tracksÓ - Conspiracy Records). 

               Phil 

               LIVRONEWS by Frédé 

               Le dernier bulletin de la saison, s'agit de ne rien oublier et de laisser un bon souvenir... Et l'envie de revenir. Donc, de l'info et de la BD rock'n rollaire. 

               De l'info du sud pour le feuillet d'Infosuds avril 2002 - #34, le sujet principal est la brûlante Palestine, mais aussi le nucléaire à Toulouse, EADS (European Aeronautic Defense and Space Company). 

               De l'Est et tout nouveau pour nous très bientôt Abolishing The Borders From Below An Anarchist Courrier From Eastern Europe #1 déc. 2001, #2 janv. 2002 et #3 mars 2002. Il est fait en Allemagne, c'est là que sont centralisées les infos sur les actions, les activités autonomes, les news, les mouvements de Pologne, de Tchéquie, de Lituanie,... Pour aller plus loin de son chez soi il y a des adresses mail. Un témoignage poignant sous forme d'un Itinéraire d'un bout de papier non signé par le Collectif Sans Ticket. Histoire de se renseigner et de voir malin Le petit décontaminateur de champs d'OGM décrit les différentes méthodes de décontaminations de champs d'OGM. Zouwing, et je me laisse glisser dans le fauteuil pour apprécier ce qui suit : Mono Michalk #1 plus un vrai 45 T de rock à la fin : Reverend Beatman and the Nonbelievers et derrière King Khan and his Shrines et ça vient du labelSounds of Subterrania de Kassel en Germoney, mais oui le même qui a sorti 2 Lp d'El Guapo Stunt Team (j'ai mon informateur), j'irai jusqu'à dire qu'il a été acquis au Deltour's Cottage, alors... 

               Bien du plaisir avec des BD à toutes les pages en allemand et en anglais (dont l'interview de M. Khan). Et la super surprise pour les Wacances là-bas ou en Wallonie, le nouveau My Way janvier 2002 du Kollectif Rock'n'BD (Chester tout ça). Deux thèmes d'inspiration "Rude, Rock and Reggae" et "Les Ramones" c'est pour l'hommage. Un nombre "incompté" de pages par Chester, Tom et Dutreix, Chandre, ET, Papillon, Gomé, Jack, Domas, Manu Larcenet,... Dans le genre texte; le reggae Vérol(é), 8 pages avec Jean Solé, Kalachnikov Blues à Arcueil, banlieue Bleue sud, Dirty District, Lustucru que ton père fut keupon c'est l'interview de BB des Porte Mentaux. Je profite pour rappeler que les deux premiers numéros sont encore disponibles à la Distroï, et qu'on peut aussi s'y faire du bien : tasse de thé, du café, du kramikkitue et nous. 

               À bient' 

               Frédé

16 novembre 2005

Kronik

* Article paru dans le bulletin de la zone (nov. 2005) *

Après la pléthore de zines et de disks fast-chroniqués par notre amie Frédé, on se fait un p'tit menu plus light mais avec des morceaux de choix qu'on va inspecter un peu plus en détail. Tout d'abord, insistons sur le très bon et délirant mini-album de Micropénis qui n'avait pas échappé à la sagacité de Frédé lors de la chronique précédente. Après une ouverture hilarante genre speaker de l'âge d'or radiophonique, le trio démarre pied au plancher pour un mix survolté et festif mi-punk mi-noise. Ca joue rapide mais ça peut aussi se poser par moment pour installer des climats plus lourds, plus tendus. Très énergiques, leurs compos ne se figent jamais dans des schémas linéaires mais sont au contraire riches en rebondissements. Et qu'on ne s'y trompe pas, bien qu'il s'agisse d'une autoproduction 100 % d.i.y, on a affaire ici à des jeunes gens sachant parfaitement se servir de leurs b(r)aguettes et de leurs manches. Alors à quand la confrontation live avec nos Ultraphallus préférés? (Micropénis " s/t » /http://micropenis.free.fr/) 

         En attendant de fixer une date, on continue avec un autre brelan d'allumés moins festifs et plus cérébraux qui proposent 6 titres de jazz-core expérimental. Guitare, batterie, sax et c'est parti pour la déconstruction sonore à grands coups de pédales d'effets et de rythmes fous. Le fantôme de Painkiller plane sur ces compos démantibulées et presque totalement instrumentales mais conservant néanmoins assez d' " accroche » pour éviter le piège de l'hermétisme. Pas besoin donc d'être maso pour les écouter comme pourrait le laisser penser la pochette façon comics SM (K Branding " s/t » / www.k-site.tk) 

         Poursuivons avec quelque chose de plus classique mais de pas moins bon, j'ai nommé µte. Rien à voir avec le label légendaire mais plutôt un trio (en voilà trois pour cette chronique!) à rapprocher de groupes tels que Girls vs Boys ou Ligament. On y trouve donc des guitares noisy et une basse très en avant, assez lourde et mélodique et parfois noise. Rajoutez un chant légèrement distorsionné et un batteur " économe », et vous obtenez 5 titres bien sentis mais un peu desservis par un son un peu " plat » surtout au niveau de la batterie. Quoiqu'il en soit un premier essai prometteur (Mute " Tagawa » / Muting / www.mute.be.tf) 

         Et on conclut en beauté avec un peu de lecture et de sonorités " particulières » pour vos oreilles et vos neurones de particuliers. Je veux parler du nouveau numéro (12) du superbe fanzine normand Feardrop toujours accompagné de son inséparable compil, histoire de savoir à quoi ressemble la zik des artistes dont on vous cause. Au sommaire, un beau panel d'artistes comme Tetsuo Furudate (auteur d'une version noise de l'opéra d'Othello !), Philip Jeck (un pionnier des platines vinyles à l'heure du MP3!!), Leif Elgreen (un suédois qui s'invente des royaumes virtuels avec Constitution, Ministres etc. !!!), Ab Ovo (duo electro déjà aperçu sur la compil Parametric), ou encore Oldine (2 titres dont une reprise electronica désincarnée de " In your house » de Cure). Si vous êtes déjà un habitué de cette publication, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Pour les autres soyez curieux, venez feuilleter et écouter, on est là pour ça (Feardrop n°12 /éditions Jeunes Garennes).

9 mai 2005

News : Fleas ans Lice, Drug Dealers, Bacchus Temple Addicts, Dragibus

* Article paru dans le bulletin de la zone (mai 2005) *

Toute la musique que j'aimeuuu, entre tabasco et sweet-and-sour, de quoi secouer la tête et le popotin.... 

         La distro a continué d'emmagasiner, sans ménager ses efforts et pour plein de plaisirs. S'il ne faut plus les présenter à la vieille garde, petit frère, petite soeur je ne dirais pas le laid mot "classique" mais essaye et tu verras... Ils nous ont visité en mars, les "Vlooien en Luizen" dérouillent nos membres depuis 1993, (émanation de Mushroom Attack), la voix de force majeure d'Esther et une bourrasque musicale typische. 

         Van Groningenland, de mythische en talentueuse band, Fleas and Lice (en vo Vlooien en Luizen), blijft bestaan, ça ravage toujours autant, qué pied de les retrouver dans not'bazaar. Leurs concerts sont aussi l'occasion de profiter d'une méga distro, ils ne nous ont pas seulement laissé sur not'cul, mais deux quoi faire fête dans les salons : "Recipes for Catastrophes" (cd, Bunt's Studio, Utrecht 28-29.06.2000), en dames en heren, une compilation de vieux tubes : "Early Years" (cd, Rodent Popsicle Records [USA] 2005) et qui contient "Parasites "7" EP sorti en 1993, le split LP avec Bleeding Rectum sorti en 1994, "Global Destruction 12" EP sorti en 1995, le split 7" EP avec Assrash sorti en 1995, met de muzikale bom "Up The Punks"). Ce qui nous fait quand même pas loin d'une heure. Pour meer en meer, aller donc voir le site www.fleasandlice.nl, discographie, photos, news... (pour voir Pierre en tutu rose aussi). 

         Genre punkcore plus rock on va dire, et breton (St-Brieuc), avec un chanteur anglais, Drug Dealers sont les quatre musiciens de Bacchus Temple Addicts (dont deux ex-Mass Murderers), l'album "The pigs are coming..." (Mass productions 2005) sonne un peu Dead Kennedys, dans le style mais plus dark-rock et crac, ils en ont mis partout les fanfarons. Pour plus et un gros catalogue : www.massprod.com. On secoue le tout, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme... et pique et pique Bacchus temple addicts, sont les musiciens de Drug Dealers, les quatre mais carrément en punkhardcoré, la batterie fait l'orage et ça roule guitare pas mal du tout, écoutons "Korrigans of 2000" (Autoproduit, 2001). 

         Surprïses et dépaysement total de la planète terre, ils ont envahi le temps et l'espace d'une nuit les Caves de Cornillons dernièrement, Dragibus c'est une relecture sonore des comptines, mais c'est aussi bien plus que ça, c'est un univers touti-magic, superfragilistic expiadilosius spectacle pour tous les sens. 

         Ding-ding, l'histoire peut commencer ; en 1995, il était Frank et Lore, qui aimaient faire de la musique pour les nenfants et grands nenfants. Lore, elle aime chanter comme un bonbon sur, les petites percussions, les platines, et faire des collages en tissus, Franq, il aime bricoler la musique; la mini-batterie et ses jouets sonores, les percussions, l'électrico effecto. Ils aiment aussi s'amuser avec des petits zamis; ami clavier ( Léo le Robot ), boite à musique, piano et chanson ( avec Mami Chan), basse ( avec Marcel le Lapin ), saxophone ( avec Quentin Rollet ), guitare et basse (avec Monsieur Pingouin) ... 

         Ils ont mis leurs couleurs dans des comptines et des chansons traditionnelles du monde-univers entiers oubliées. Ils se produisent avec autant de plaisir devant un public jeune (3 à 8 ans) que devant des vieux adultes (de plus de huit ans), ils ont vite conquis le public japonais, le Japon les avait déjà tourneboulés, c'est inspiré ; chanson, musique, textes écrits, et couleurs... Ils ont déjà pas mal d'album à leur actif très actif, sous leur propre label Autobus, nous avons pour vous : "Papriko" (Autobus, 1998, c'est celui avec le nounours brun), "Extra-Musica" (Autobus, 2001, celui avec le panda, le crocodile et la pieuvre jaune), "Lollipop" (Autobus, 2003, tout rose et noir, avec une fille et son bonnet), "tutti frutti " (Autobus, 2004, il y a un petit chien frisé qui a des pansements). On les a entendu sur Equinox, tendez l'oreille, et pour encore plus de plaisir rigolo :www.dragibus.jp, au pays des Dragibus ; news, musique, photos, expo des collages de Lore, discographie illustrée, et des trucs en japonais... 

         Woilà, venez nous voir, on a aussi de jolies bougies en cire naturelle, des beaux tee-shirts (il reste quelques raretés-collector de la mort), de merveilleux vinyls (amateurs de spécimens), de bonnes vieilles cassettes (cool), des vidéo-cassettes (Costes bien sûr, le dvd arrive), et de la lecture, bien sûr aussi (le dernier "Mycose" est arrivé, alors que l'"Alternative" dernier est publié) . 

         Frédé

27 mai 2010

Chronique : The Clash Parade, BOF, Kick, Slam

* Chronique parue dans le bulletin de la zone (mai 2010) *

Ça faisait un petit temps que l'on ne vous avait plus causé des belles choses que l'on peut trouver en nos bacs pour tous les curieux/euses qui sommeillent en vous et osent franchir la porte du rez-de-chaussée les soirs de concert, non? Cette longue phrase introductive pour vous parler par exemple de The Clash Parade (mystérieusement sous-titré "le fanzine que l'on ne donne qu'aux ligues") sorti par la maison du rock qui vient récemment de s'installer dans les bâtiments de la zone. Une sortie en grrrandes pompes célébrée par une soirée hommage aux Clash pour ce petit zine qui regroupe une vingtaine de talents divers comme Parrondo et ses gentilles petites histoires en une planche qui donnent toujours le sourire, ou encore Benjamin Parent qui nous dévoile toute la vérité sur la genèse du groupe formé en fait en Outremeuse! Inutile de dire que j'adore ce genre de délires tout comme les bièstreyes de Phil ou le télescopage de stars façon Jean Bourguignon. Imaginez les Clash rencontrant les Ramones (ça a du se faire...) via un garagiste bienveillant et croisant aussi au passage Bon Scott en plein délire éthylique! On trouve aussi dans ce petit zine des choses plus graphiques via Yves Baudin ou Sisca Locca, ou au contraire plus littéraires comme la chronique fantasmée d'Eric There au sujet du mythique concert donné par le groupe à Fléron ("The Clash Parade"/asbl Maison du Rock/www.myspace.com/maisondurock).

Et puis un nouveau zine BD en distro depuis cette saison, le BOF qui mine de rien compte déjà 9 numéros au compteur. Ici on se penche sur le n°7 spécial bouffe (tiens comme le Speedball) et le n°8 spécial TV. Au programme, D.Dal qui n'a pas son pareil pour croquer nos amis barakis, leurs expressions, moeurs et attitudes, tout ça généralement en une seule planche.  On trouve aussi Kric et son humour impayable comme quand il nous raconte la jeunesse d'un héros de Prison Break, on a alors l'impression d'être face à une version trash du Petit Spirou, vraiment excellent! Autour d'eux Mornard et sa relecture décalée de séries cultes mais aussi l'incontournable Phil, Chopala, Stef, K-ro, j'en passe et des meilleurs. Bienvenue à ces messieurs/dames du Bof donc! (BOF N°7 et N°8/ Kric/www.myspace.com/bofzine6bof).

Ils feront sans doute bon ménage avec leurs confrères du Kick dont j'ai à mes côtés un exemplaire du N°6  mais aussi du N°4  que j'avais ignoré probablement dans un moment d'égarement. Et c'eût été dommage de passer (par exemple) à côté d'un guest de taille puisque l'on retrouve Jampur Fraize et sa vision assez spéciale des familles décomposées, je m'en tape encore sur les cuisses! Gof ou Burt aussi avec leurs dessins plus stylisés qui compensent l'absence de textes dans de petites histoires assez sombres/tordues/amusantes. Sisca Locca est présente également ici avec son trait épuré, ses têtes d'animaux et mélange le sexe, la cruauté et la mort. Et on n'oublie évidemment pas les habitués Benjamin Monti et P'tit Marc (KICK N°4 et N°6/www.myspace.com/kickcomix).

On termine en vous rappelant qu'à l'occasion des 24H du slam est sorti le recueil D.I.Y  "Slam Zone" qui contient quelques uns des textes des slameurs/euses que vous avez déjà sûrement croisé lors des micro ouverts et autres tournois slam se déroulant régulièrement à la Zone. Mais, me direz vous, à quoi bon un livre alors que le slam s'inscrit dans une tradition orale? D'où l'idée d'y joindre un CD avec les slams de l'ineffable Vol-Au-Vent, son comparse THX ou encore la "mitrailleuse" Christiane Mutshimuana. Impossible aussi de ne pas citer l'Ami Terrien mais on va s'arrêter là parce qu'ils sont au total près d'une vingtaine quand-même! Gageons que les habitués des soirées slam retrouveront quelques textes de choix de leurs artistes favoris et signalons aussi le soin apporté à la couverture/reliure d'un objet réalisé grâce à une équipe faite de doigts de fée, d'animateurs radio/ateliers et autres sérigraphistes ("SLAM à la ZONE "/www.lazone.be/slam/).

Bonne lecture. La prochaine fois j'essaierai de vous parler davantage de musique.

27 mai 2009

Chronique : Kick, George, Abus Dangereux

* Chronique parue dans le bulletin de la zone (mai 2009) *

Vous aimez lire autant qu’écouter? Ça tombe bien, cette chronique risque de vous plaire puisqu’il y sera assez peu question de musique.

On démarre avec un bon coup de Kick, le n°5 en l’occurrence pour ce zine basé autour des planches de P’tit Marc, Phil et Benjamin Monti. Si j’ai encore du mal à accrocher au style de ce dernier, je me poile toujours autant en lisant ses 2 comparses. Phil confronte ici son anti super-héros Imper Michel aux dures vicissitudes de la vie, telles que l’infâme chasse aux chômeurs aussi appelé plan d’accompagnement des chômeurs. Ca sent le vécu of course tout comme pour P’tit Marc qui nous explique comment l’ordi est entré dans sa vie pour la chambouler via le réseau diabolique que représente le Net. Si vous êtes connecté, inutile de vous faire un dessin (je laisse ça à Marc) et de vous représenter les mille et une tentations de la toile mais pour les autres ATTENTIOOON ! Réseaux sociaux (myspams, fuckbook,…), messageries instantanées (hé mécène ! and co.) et autres offrent une certaine manière de communiquer qui peut séduire et rendre accro comme Marc le dépeint de manière hilarante. N’oublions pas non plus les sites de téléchargement illégaux (damned !) ou les sites XXX (triple damned !). Autour de nos trois lascars on trouve aussi Pee Sherman, Druilhe et le fou furieux Mike Diana visiblement obsédé par le gore, le sexe et les mutilations (KICK#5/ouvrage collectif).

Et on continue dans le zine avec George, un drôle de petit nom sous lequel se sont regroupés Francesco Defourny et Eric Norsal, les 2 éditeurs responsables, ainsi qu’une poignée d’autres irresponsables tels que A. Citron et son histoire délirante de banane qui se métamorphose progressivement en homme fort peu facile à vivre ou bien Manuel et son graphisme très stylé minimaliste. Bien qu’on y trouve également et à nouveau l’incontournable P’tit Marc qui narre ses aventures à un festival BD suisse en compagnie de ses collègues et surtout potes, George est plus axé sur l’expérimentation, le côté art et essai et une certaine recherche graphique que leurs confrères de Kick (George#11/F.Defourny & E.Norsal/george-leblogdegeorge.blogspot.com).

Et on continue dans le fanzinat mais plus orienté musique que BD avec le numéro 108 de Abus Dangereux que j’ai rapidement parcouru pour vous et où l’on trouve notamment des interviews des sympathiques Kabbu ki buddah (déjà accueilli en nos murs il y a quelques années), Doppler qui semble être une référence en matière de noise (va donc falloir que je jette une oreille là-dessus), Monarch, Francoiz Breut ou encore Laetitia Shériff. On accompagne également Papier Tigre, trio noise «emo», dans leurs tribulations aux States mais aussi au Mexique et au Brésil. Et si vous n’avez pas eu la chance de vous rendre Outre-Atlantique pour les voir, sachez qu’ils seront un peu plus près de chez nous, au Carlo Levi, le 13 mai en compagnie des excellents Marvin (Abus Dangereux#108 /www.abusdangereux.net).

Notez ça dans vos agendas si vous n’avez pas prévu d’aller au Slam ou alors soyez fous et enchaînez les deux ! Bon c’est promis on recause musique la prochaine fois, d’ici là lisez, écoutez, et parlez en à vos amis.

Phil Distroï

27 février 2009

Chronique : Fear Drop

* Chronique parue dans le bulletin de la zone (fév. 2009) *

Bon, après les excès en tout genre qui marquent (ou pas) ces périodes de fêtes programmées, voici de quoi vous régénérer les neurones (hum...) avec un zine musical.

Il s'agit du dernier numéro en date de Feardrop qui revoit sa copie et sera désormais centré sur un thème, qu'il s'agisse d'un groupe, d'un album, d'une couleur ou encore d'une région. Pour la 14ème édition nous sommes gâtés puisque Denis Boyer se penche sur ce qui est probablement le sommet artistique de la carrière de Cure et également celui de leur trilogie noire, soit l'album " Pornography ".

Si il en est encore parmi vous qui ne connaissent le groupe que par leurs chansons pop et autres tubes, voici l'occasion rêvée d'un rattrapage. Les autres risquent d'être surpris par le traitement réservé aux morceaux du groupe sur le cd de reprises qui accompagnent la revue. Mais concentrons nous d'abord sur celle-ci, elle aborde l'album sous différents aspects, le resituant par rapport à la discographie du groupe ou au contexte musical de l'époque. Les textes sont traduits et en partie analysés tant au niveau sémantique que poétique et offrent une vue assez large et aiguisée du chef d'œuvre curiste. Chef d'œuvre qui se voit transformé et réinterprété par une huitaine d'artistes qui réussissent pour la plupart le pari de se réapproprier les différents titres tout en conservant l'esprit qui les habite. Je ne vais pas les passer tous au crible histoire de ne pas tirer cette chronique en longueur mais sachez qu'on y trouve Nadja, Dirge et Year of No Light pour le côté doom/sludge et teinté de shoegaze chez ces derniers. Savage Republic et Kill The Thrill font plutôt dans la relecture classique façon cold wave contrairement à Contagious Orgasm ou Wild Shores qui proposent des versions electro minimalistes et désincarnées totalement décalées. Troum quant à eux se distinguent du lot avec leur superbe dark ambient polaire ou spatiale (selon votre perception) qui pourrait ressembler à du Coil reprenant Cure. Bref un must absolu pour les curistes (à l'exception des puristes) et pour les autres aussi qui risqueraient bien de changer d'avis au sujet du groupe (Feardrop 14 " Une brève introduction à The Cure's pornography " / www.feardrop.net).

27 septembre 2008

News

* Article paru dans le bulletin de la zone (sept. 2008) *

Flash info distro 
de derrière les fagots 
à la bourre.

Notre chroniqueur attitré étant en mode vacances de dernière minute, pas de chronique distro ce mois-ci mais signalons tout de même ces quelques nouveautés dans nos bacs : le dernier album d'Ultraphallus qui tue " The Clever ", le premier album très attendu de nos chers Ramon Zarate, le dernier Pekatralatak " Pour un djihad de classe " (32 titres pour 3 euros !), le numéro 2 du zine-bd Speedball qui est un spécial " zombies " et le Kick 4, entre autres.
Rendez-vous en octobre pour une vraie chronique distro.

1 juin 2007

Chronique distro : Gâtechien, Dälek, Destructo Swarmbots, Uzul, Picore et Kill the Thrill

* Chronique parue dans le bulletin de la zone (juin 2007) *

Pour écouter : 

         Et hop ! Une dernière chronique distro pour marquer la fin d'une saison qu'on n'a pas vu passer une fois de plus. Commençons par un retour sur le 15 mars au Tipi (ex La Hune, ex Autour du Cirque,...) " nouvel " endroit pour faire la fête en Roture qui accueillait le duo basse/batterie post rock/noise Gâtechien grâce aux bons soins du collectif Jauneorange. Même si on n'aurait rien contre le fait d'abattre un mur histoire de pouvoir être à l'aise en cet endroit, on ne va pas bouder le pied que l'on a pris lors de ce concert. Du coup, la distr'oï ne pouvait laisser passer l'occase de choper quelques plaques du groupe. L'écoute de celles-ci le lendemain (ou surlendemain) du live ne rendant pas entièrement la puissance ou la folie dégagées lors de celui-ci, on laisse reposer avant d'y revenir et de constater que même si le duo ne bénéficie pas des services d'un Albini en studio, ils s'en sortent quand même avec les honneurs dans la catégorie " post noise rock ". A la fois furieux et mélodique, sous haute influence Jesus lizardienne clairement assumée, le duo fait très bonne figure dans une ménagerie où s'ébattent le Singe blanc, Chevreuil, Cheval de Frise et consorts. (Gâtechien " 2 " + Gâtechien " Trois " /Keben recs/Milk recs/www.gatechien.tk). 

         Changement de décor et de style pour le concert de Dälek à la Zone, tellement attendu (en tout cas je parle pour moi) et finalement un peu décevant. Tout comme le dernier album où les angles ont été arrondis pour rendre la chose plus accessible. Fini le déluge sonore, au revoir les tonalités industrielles et noise car manifestement le groupe ne voulait pas aller plus loin dans cette direction. Donc on calme le jeu même si cela reste intéressant au niveau du flow comme au niveau de certaines sonorités. On y trouve encore quelques expérimentations mais aussi des passages carrément ambient qu'on jurait sortis d'un titre de Boards of Canada. On peut trouver pire comme référence mais à choisir on préfèrera les albums précédemment parus soit " From the filthy tongues of Gods & Griots " et surtout " Absence " tous 2 également disponibles à la distro à des prix ultra bas. (Dälek " Abandoned language "/Ipecac recordings/www.deadverse.com). 

         Et si vous étiez présent au concert de Dälek, vous aurez peut-être remarqué le jeu " tout en nappes " du discret guitariste additionnel ? Et bien le guitariste en question a aussi créé son propre projet d'ambient spatiale classée par certains à mi-chemin entre Cabaret Voltaire et Spacemen 3. Personellement j'y vois plutôt une sorte de Tangerine Dream contemporain s'il fallait jouer aux étiquettes. (Destructo swarmbots " Clear light "/Public guilt/www.destructoswarmbots.com). 

         On continue à parcourir l'affiche en sens inverse avec Uzul, projet de Steph de Kaly live dub où il s'occupait déjà des machines. Ici, il s'adjoint les services d'un guitariste/bassiste et de quelques chanteurs ou mc's pour un très bon projet d'electro-dub métissé de diverses influences ethniques qui nous font faire le tour du monde tout en restant à la même place. Escales prévues à Mostar, Bucarest, Saïgon, Bagdad,... (Uzul prod. " Travelling without moving "/Expressillon/www.uzulprod.com). 

         Poursuivons avec Picore, un projet qui remplaçait Uzul sur certaines dates de la tournée de Dälek. Le nom est amusant mais cohérent si on y regarde de plus près puisque le groupe picore divers éléments à gauche et à droite pour en faire une nouvelle mouture. Trip hop, noise, indus, enrichi de clarinettes et de trompettes, chanté tantôt en français, tantôt en anglais, un projet intéressant et décalé par certains aspects (morceau brutalement terminé par un cut bien sec, étonnante vision rétro futuriste de l'agro-industrie d'aujourd'hui). Bref, un projet plus singulier qu'on ne le penserait à la première écoute . (Picore " L'hélium du peuple "/Jarring fx/www.picore.biz). 

         Et on termine avec Kill The Thrill qui ouvrait pour la tournée de Dälek. Difficile d'accès pour toute une partie du public qui n'attendait manifestement que la tête d'affiche, il est vrai que le groupe donna un set probablement un peu trop linéaire sur la longueur. L'écoute de leur dernier album me laisse un peu mitigé bien que j'avoue être fan du groupe depuis de nombreuses années. Certes, leur musique est toujours aussi tendue, pleine d'émotions à fleur de peau, sombre et oppressante mais elle semble aussi ne pas avoir énormément évolué. Je retrouve le groupe pratiquement tel que je l'avais laissé il y a une dizaine d'années au moment du magistral album " Low " qu'on a récupéré en distro (tout comme l'album " Dig " d'ailleurs) et que je vois comme leur chef d'œuvre. Evidemment on peut parler de cohérence dans la continuité mais aussi peut-être d'immobilisme, à chacun de se faire son avis. (Kill the thrill " Tellurique "/Seasons of mist/killthethrill.free.fr). 

         Sur ce, trêve de blabla, bons festivals, bons barbecues et bonnes vacances ! 

         Phil 

         Pour lire : 

         " Salut à toi, " Collectiviste " ? Tiens, on dit comment? Membre d'un collectif ? Membre, alors tu fais partie d'un groupe ? Des copains !? Et vous faites quoi, collectivement ? Vous êtes actifs !? Et vous réflechissez ?! C'est qui le boss ? Collectif ? Ça fait un peu communiste quand même. Vous êtes beaucoup ? Et ya pas de chef ? Des assemblées, pfffff, pour décider ? Vous votez, et tout ? Démocratiquement ? Et vous vous entendez bien ? Ya pas, des bisbrouilles ? Des embrouilles ? Ah !, vous parlez beaucoup ! C'est usant ! Tu as l'air d'avoir besoin de te reposer. C'est pire que le boulot ! Pourquoi tu te crèves comme ça ? Association sans but lucratif ? Ben, si ce n'est pas lucratif..... C'est bien la peine ! Sinon, vous faites quoi, exactement ? " 

         Collectifs, microcosmes en devenir, ou qui en sont revenus... Je vous propose de bien vous installer, de prendre le temps et de plonger dedans. 

         Micropolitiques des groupes : pour une écologie des pratiques collectives de David Vercauteren ; en collaboration avec Thierry Müller et Olivier Crabbé. HB Editions, mai 2007, (collection politique(s)).
Auteurs : micropolitiques@collectifs.net
Editeur : www.hb-editions.com


         Frédé

22 janvier 2013

Purée Noire n°10 (revue + CD)

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Purée Noire #10

Illustrations + CD (electro) 17 titres + vidéos - 10,00 €

Avec : Princesse Rotative, Swinging Skeletor, Szoa, Presidentchirac, José Gherrak, La Confédération du Bricolage et Lilea Narrative.

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